Dans l’ombre des annonces officielles relayées à intervalles réguliers sur la progression des projets urbains à Biskra, un cri de détresse s’élève depuis le quartier Saihi 1. Là où certains secteurs bénéficient de modernisation des infrastructures, ce quartier semble être exclu de toute dynamique de développement sur la carte municipale.
Malgré les multiples chantiers menés, les habitants de Saihi 1 n’en perçoivent aucun. Aucun engagement concret, aucune initiative palpable n’ont jusqu’à présent été enregistrés. Le rythme de traitement des doléances dans ce secteur est inexistant, selon les riverains qui dénoncent une inertie institutionnelle.
En arpentant les ruelles dégradées du quartier, le constat est sans appel, l’environnement urbain frôle l’abandon. L’absence flagrante d’aménagement, la vétusté des routes, le manque de réseaux d’assainissement et d’AEP efficaces, l’éclairage public déficient et la multiplication des dépôts sauvages traduisent un niveau de marginalisation alarmant. Le quartier, censé être une entité vivante et dynamique, semble plongé dans un état d’exclusion.
Loin des promesses électorales dont les citoyens se disent désormais lassés, les résidents de Saihi 1 réclament un simple acte de reconnaissance, non pas sous la forme d’un discours protocolaire, mais à travers des actions tangibles, portées par une volonté politique sincère. Il s’agit, désormais, d’assumer la responsabilité d’un quartier qui a trop longtemps été relégué aux calendes grecques.
Ce silence persistant des autorités locales vis-à-vis de Saihi 1 interroge, surtout dans un contexte où d’autres quartiers bénéficient d’un traitement prioritaire. Faut-il rappeler que l’équité territoriale demeure un pilier fondamental de toute gouvernance municipale ? La relégation systématique de certains espaces urbains ne peut qu’accentuer le sentiment d’abandon et nourrir une fracture sociale de plus en plus visible.
Aujourd’hui, les habitants, désappointés, demandent simplement à ce que leur quartier soit intégré dans les programmes d’amélioration urbaine, pour que leur quotidien cesse d’être synonyme de négligence et de privation. L’appel est clair, direct, et ne souffre d’aucune ambiguïté, Saihi 1 refuse d’être un quartier fantôme.
Par : N.BENSALAH










