Des experts africains ont dénoncé les accusations portées par les putschistes maliens contre l’Algérie, y voyant une tentative “d’exporter leur échec cuisant dans la gestion des affaires de leur pays” en ternissant l’image d’un État qui “a consenti d’énormes efforts pour servir l’Afrique”. Ils estiment que la forte implication de l’Algérie dans les instances de l’Union africaine traduit la reconnaissance de son rôle au service du continent.
Le politologue nigérien El Hadj Maalam Oumarou a affirmé que “l’Algérie, qui a contribué à l’indépendance de nombreux pays africains, est un pays porteur de messages de paix et de cohésion en général dans la région” du Sahel. Il a mis en avant “le rôle très efficace” qu’elle joue actuellement, illustré par l’élection de la diplomate algérienne Selma Malika Haddadi au poste de vice-présidente de la Commission africaine. Concernant les accusations des putschistes maliens, il a dénoncé des “mensonges éhontés”, soulignant qu’“aucun pays en Afrique ne croit” à l’idée que l’Algérie “soutient le terrorisme”.
Il a qualifié l’envoi de drones maliens à la frontière algérienne de “provocation”, notant que ces engins, équipés de missiles, “doivent normalement se retirer à 50 kilomètres de la frontière”. Oumarou a aussi dénoncé les “velléités hostiles” de certains pays opposés à l’ascension de l’Algérie, qui “n’hésitent pas à instrumentaliser les acteurs de la société civile africaine pour porter atteinte à son image”. Il a notamment pointé “le Maroc dont la politique belliqueuse envers l’Algérie ne cesse de s’intensifier”.
L’analyste mauritanien Mohamed Ali Salem a soutenu que “les déclarations hostiles des putschistes maliens envers l’Algérie ne sont rien d’autre qu’une tentative d’exporter leur échec cuisant dans la gestion des affaires du pays”. Il a rappelé que le retrait du Mali de l’Accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger en 2024 “s’apparente à une tentative de décrédibiliser les succès diplomatiques de l’Algérie, à la demande de parties étrangères, dont le Maroc”.
La chercheure et activiste libyenne Intissar Al-Qalib a, elle aussi, dénoncé “les actions hostiles croissantes des autorités de transition au Mali envers l’Algérie, dont le rôle efficace dans le soutien à la stabilité dans la région est attesté par tous”.
Elle a salué “le rôle prépondérant” de l’Algérie, son “approche diplomatique et sécuritaire” et son “engagement à aider les pays africains à surmonter leurs crises”. Elle a mis en avant “les solutions africaines aux problèmes africains” et l’aide de l’Algérie au dialogue et à la réconciliation en Libye.
Selon elle, le siège de l’Algérie au Conseil de paix et de sécurité de l’UA “incarne la grande confiance dont elle jouit parmi les pays du continent grâce à son soutien constant aux processus de paix et à ses efforts inlassables visant à renforcer les mécanismes de l’action africaine commune”.
Par : S.A.B.











