Le «GHB», ou la «drogue du violeur» est apparu à Ghardaia. Le premier responsable de cette wilaya a adressé, en date du 19 novembre dernier, un courrier à plusieurs directeurs locaux, à savoir celui de l’Education, de l’Action sociale ainsi que celui des Affaires religieuses et des Wakfs, les alertant contre l’apparition de cette drogue.
«J’ai l’honneur de vous informer de l’apparition d’une nouvelle drogue très puissante appelée « drogue des nerfs », dont la substance active est le GBH (gamma-hydroxybutyrate).
Ce produit, sous forme liquide, incolore et inodore, qui peut être mélangé à des boissons, et utilisé pour commettre des viols sur filles», indique ce courrier, rapporté par le quotidien arabophone «El Khabar», soulignant aussi que cette substance «est utilisé comme analgésique et comme sédatif général annihilant ainsi toute capacité de résistance, provoquant même des pertes de la mémoire».
La même source a précisé que cette drogue entraîne, entre autres, une baisse du rythme cardiaque, une altération temporaire des facultés mentales et une perte partielle du contrôle musculaire.
Le courrier indique, par ailleurs, que le «GHB» circule également sous d’autres appellations dont «grievous bodily», «scoop», «liquid ecstasy-soup» ou «Georgia home boyharm goop».
«Ainsi, dans le cadre de vos efforts constants pour préserver la santé publique et assurer la sécurité des citoyens, je me permets de vous demander d’organiser des campagnes de sensibilisation et des actions d’information destinées à nos enfants et élèves, notamment à travers les cours d’éducation sanitaire, afin d’expliquer les dangers de cette substance toxique et très dangereuse», mentionne en dernier lieu cette lettre.
L’information a bien entendu été reprise par plusieurs médias, notamment des pays arabes, à l’image du site internet de la chaîne de télévision «Al Arabia», du journal saoudien «Okaz» ou de la plate-forme tunisienne «Tuniscope», pour ne citer que ceux-là.
L’ «information» est également largement relayée sur les réseaux sociaux, les algériens se montrant, à cet effet, inquiets, au sujet de l’ «apparition» d’une drogue aussi dangereuse.
Il faut dire qu’en plus du kif traité, de plus en plus de quantités de drogues dures, mais aussi de psychotropes, sont saisies par les différents services de sécurité.
Fin avril, les Douanes algériennes avaient procédé à une saisie record de 1,65 million de comprimés d’ecstasy, la «plus grosse saisie de cette drogue sur le continent africain».
Or, même si le «GHB» est répandu en occident, son apparition en Algérie semble donc récente. Si le premier responsable de la wilaya de Ghardaïa a été obligé d’adresser un courrier aux différentes responsables, c’est que la situation est préoccupante.
Par : Elyas Abdelbaki










