La SEP première cause d’handicap non traumatique chez les jeunes adultes. « La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central », l’Institut du cerveau et de la moelle épinière à Paris (unité Inserm 1127).
L’auto-immunité c’est quand le système immunitaire censé protéger l’organisme, l’attaque et le prend pour cible causant ainsi beaucoup de troubles et de maladies graves appelées « maladies auto-immunes », dans le cas de la sclérose en plaques ce système de défense va attaquer notre système nerveux central : l’encéphale et la moelle épinière.
Des chiffres qui choquent :
Les différentes études menées pendant ces 15 dernières années ont démontré que la prévalence, c’est à dire le nombre de cas de SEP, a nettement augmenté. Ainsi il y’aurait entre 15000 et 17000 malades actuellement et environ 1200 nouveaux cas par an, un chiffre qui reste très sous-estimé vu le manque de moyens et le faible pourcentage de diagnostic précoce dû au manque de conscience et d’information autour de cette maladie et ses symptômes au sein de la population.
Les symptômes et moyens de diagnostic
Les symptômes de la sclérose en plaques ne sont pas toujours évidents à reconnaitre surtout au début de la maladie avec peu de poussées. Cela peut être des symptômes banaux que les gens endurent au quotidien à cause du surmenage dû au travail ou aux études, comme : « la fatigue, la faiblesse musculaire, des troubles de l’équilibre, manque de concentration, baisse d’acuité visuelle », comme peuvent le confirmer les témoignages des patients algériens atteints de SEP au sein de l’association « Notre Sclérose ». Ces derniers ne s’attendaient absolument pas à ce diagnostic en allant consulter. Chose est sûre que les symptômes ne sont pas toujours simples. En effet lors des poussées et avec l’évolution de la maladie les patients jeunes peuvent devenir handicapés. quant au diagnostic de la sclérose en plaques, il est classiquement établi par le neurologue. En effet depuis 2010, il peut être posé dès la première poussée, à partir d’une seule IRM et d’examens complémentaires d’où la nécessité d’avoir le bon réflexe d’aller consulter rapidement face aux symptômes, car tout retard de diagnostic peut causer des complications irréversibles.
Causes et facteurs de risque
La sclérose en plaques n’est pas une maladie héréditaire donc avoir un membre de la famille atteint ne veut pas forcément dire qu’on sera aussi malade. Cependant, il existe des facteurs génétiques favorables à son apparition, sous l’influence d’autres facteurs (notamment environnementaux). Ainsi, le risque d’être atteint d’une sclérose en plaques lorsqu’on est apparenté à quelqu’un touché par la maladie est supérieur à celui de la population générale en d’autres termes on a plus de chance d’être atteint si un membre de la famille l’est. Il existe également des facteurs qui seraient probablement incriminés dont : le tabagisme actif, le tabagisme passif au cours de l’enfance (inhaler la fumée de la cigarette quand on est à côté d’un fumeur), les polluants respiratoires, l’obésité ou l’infection par le virus Epstein-Barr. Néanmoins, aucun mécanisme expliquant comment ces facteurs participent au développement de la maladie n’a été identifié, donc à ce jour on ne peut pas affirmer avec certitude quelles sont la ou les causes de la sclérose en plaques.
Traitements :
A ce jour, Il n’existe pas de traitement qui permet de guérir de la sclérose en plaques mais seulement des traitements qui sont employés pour prévenir les poussées et donner aux patients une meilleure qualité de vie en modulant le système immunitaire et ainsi réduire l’impact de l’auto-immunité. La plupart sont des injections -majoritairement importés- et chers et pouvant causer quelques effets secondaires locaux dus aux injections répétées. Cependant un nouveau traitement par voie orale a été produit récemment et qui aurait d’après les responsables de quoi soulager les personnes atteintes en leur évitant les injections quotidiennes, il se présente sous forme de gélules et est disponible uniquement en milieu hospitalier mais qui devrait prochainement être commercialisé dans tout le pays.
Actualités sur les recherches :
Des scientifiques de l’université d’Harvard ont découvert que la sclérose en plaques serait très certainement liée au virus Epstein-Barr (EBV), qui cause également d’autres maladies, comme la mononucléose. Cependant, la découverte n’en est encore qu’à ses balbutiements : « l’infection à EBV semble nécessaire, mais pas suffisante pour déclencher la maladie », commentent Williams H. Robinson et Lawrence Steinmann. En d’autres termes, d’autres facteurs sont très certainement incriminés dans la physiopathologie de la sclérose en plaques. Mais chose est sûre cette découverte est considérée comme une grande avancée dans les recherches et un petit espoir pour tous les patients atteints de sclérose en plaques, vers un traitement curatif ? Un Vaccin ?
Par : Abdel Raouf Outiche*
Membre de Club scientifique Averroès Faculté de médecine d’Annaba










