En fin de semaine dernière, les services de la 1ère Sûreté Urbaine d’El Bouni ont procédé à l’arrestation d’un homme âgé de 44 ans, connu pour avoir des antécédents judiciaires. À la suite de la diffusion sur TikTok d’une vidéo jugée inappropriée eu égard à la culture de la dénonciation, un principe de plus en plus valorisé dans la lutte contre l’impunité. Le communiqué précise que le suspect, dont l’identité n’a pas été révélée, aurait publié un contenu qui sème le doute sur la culture du signalement et incité à la dénonciation des lanceurs d’alerte. Cela constitue, d’après le document, une menace pour la sécurité et l’ordre public, ainsi qu’un rassemblement non armé.
Après avoir procédé à toutes les procédures légales, le mis en cause a été présenté par devant le procureur de la république près du tribunal d’El Hadjar sous le coup de plusieurs chefs d’inculpation, notamment de diffusion d’informations malintentionnées qui affectent la sécurité et l’ordre publics, affichage de tracts touchant l’intérêt national, mais aussi incitation à un rassemblement non armé et délit d’incitation d’une personne mineure à l’immoralité. Devant ce phénomène, les autorités algériennes appliquent des peines sévères contre les auteurs portant atteinte à l’ordre public ou aux valeurs morales.
Selon l’article 144-bis 2 du code pénal algérien, ceux qui offensent le prophète de l’Islam ou ses compagnons, ou portent atteinte à l’image de cette religion sont passibles de peines d’emprisonnement de trois à cinq ans assortis d’amendes. Ces dérives numériques exposent les jeunes, notamment les mineurs, à des contenus inappropriés, ce qui peut avoir un impact inadapté sur leur développement et leur perception des normes sociales. Face à cette situation, des voix de parlementaires se sont élevées dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour interdire l’accès à TikTok en Algérie.
En réponse à ses préoccupations, les autorités intensifient leur surveillance des
plateformes numériques et renforcent les actions en justice pour lutter contre la diffusion de contenus inappropriés.
Par : A.Ighil












