Par : A.A
À la maison de la culture Malek Haddad, les services de la DAS, direction de l’action sociale, ont célébré la journée mondiale des personnes aux besoins spécifiques, à laquelle ont pris part les autorités locales. Comme d’habitude, l’occasion est d’attribuer à certains chanceux des fauteuils roulants sans jamais, ou rarement s’interroger si, les heureux bénéficiaires, vont-ils les utiliser ou pas. Faut-il, encore une fois, le rappeler, que le problème d’accessibilité des lieux publics n’est toujours pas pris en charge par les pouvoirs publics.
Certains handicapés éprouvent beaucoup de difficultés à se déplacer seuls dans les administrations. Un constat que nul n’est censé ignorer l’existence. Ces espaces qu’on a tendance à oublier d’aménager pour cette catégorie de citoyens, et ce, en dépit des textes en vigueurs stipulant clairement que nos constructions, toutes nos constructions, devraient l’être. Un handicapé moteur a certainement le droit, à l’instar des autres concitoyens « normaux », d’accéder à tous les espaces en commun, sans difficulté aucune.
Un droit reconnu par toutes les constitutions et les lois du monde entier. Malheureusement, entre les textes et leur application, chez nous bien sûr, il y a tout un fossé. En agissant de la sorte, on est en train de rendre difficile, pour ne pas dire impossible, l’insertion des handicapés moteurs. Les autres handicapés, mentaux beaucoup plus, les non-voyants et les mal-intendants ont, eux aussi, leur lot de contraintes auxquelles ils sont quotidiennement confrontés. Victime de l’indifférence, à la fois de leurs proches et de la société, ces derniers sont doublement exclus, socialement parlant.
Et il ne suffit pas de célébrer cette journée pour que l’on puisse oublier le triste sort réservé à la personne handicapée par la société. Seule une prise en charge réelle serait en mesure de soulager les souffrances de cette population.










