Dans la continuité des discussions engagées au niveau central, le wali d’Annaba,Abdelkader Djellaoui, a reçu ce dimanche 7 septembre 2025 au siège de la wilaya, le président-directeur général du conglomérat malaisien Lion Group, en présence de l’ambassadeur de Malaisie en Algérie. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale visant à diversifier les partenariats internationaux et à relancer les filières industrielles stratégiques.
Le Lion Group, acteur majeur en Asie du Sud-Est, a déjà manifesté son intérêt pour le complexe sidérurgique d’El Hadjar lors d’une réunion tenue en avril dernier au ministère de l’Industrie avec la Société nationale de sidérurgie (SNS). Les discussions ont porté, alors, sur des investissements potentiels dans la transformation du fer et de l’acier, secteurs considérés comme prioritaires pour la relance du site d’El Hadjar, qui emploie plus de 5.600 sidérurgistes.
La visite d’Annaba concrétise ce rapprochement, avec la présentation d’un calendrier pour le lancement des premiers projets. Ceux-ci bénéficieront de la disponibilité du foncier industriel et viseront à renforcer la production nationale, tout en orientant une partie des capacités vers l’export.
En marge de la rencontre, le wali a également mis en avant les atouts touristiques de la région, rappelant que l’essor industriel doit aller de pair avec une valorisation du potentiel local. Cette approche intégrée participe à l’attractivité globale du territoire pour les investisseurs.
Une coopération inscrite dans la stratégie nationale
La venue du Lion Group à Annaba intervient après plusieurs échanges préparatoires, dont une visite exploratoire en décembre 2024. Elle illustre la volonté des autorités algériennes de consolider une coopération «gagnant-gagnant» avec des partenaires étrangers expérimentés, en privilégiant l’utilisation des ressources locales, la création d’emplois et la contribution aux objectifs du développement durable.
’investissement malaisien, attendu dans la sidérurgie et les industries de transformation, pourrait constituer un tournant pour la relance du complexe d’El Hadjar et pour le tissu industriel national, ouvrant la voie à de nouvelles perspectives de croissance et de diversification économique.
Par : Ikram Saker









