Par : A.A
Peut-on vraiment parler d’un échec de l’opération relative à l’assainissement de la ville de ses déchets ? Une question que l’on se pose légitimement, sans alarmisme aucun, suite à un constat sans appel : nos quartiers ne sont pas totalement nettoyés. C’est un spectacle ahurissant et écœurant qu’offrent aujourd’hui nos cités. Les points de ramassage de nos déchets ménagers ne sont toujours pas respectés. Nos ordures sont éparpillées dans une anarchie totale. Il suffit de faire un tour d’horizon à travers la ville pour se rendre compte de ce constat d’échec. Un échec que tout le monde partage, en particulier le citoyen. Sans lui, faut-il encore une fois le rappeler, toute initiative serait vouée à l’échec. Sans son adhésion à cette opération et à d’autres, s’inscrivant dans le même registre, le problème de la « saleté » de la ville reste entier. Pour reprendre les propos d’un universitaire, spécialiste dans la sociologie de la ville : ‘’Le problème est dans les mentalités des gens qu’il faudra impérativement changer’’. Face à l’incivisme de certaines « personnes », il ne faut surtout pas s’attendre, a-t-il-tenu à préciser, à ce que les objectifs recherchés, par ce genre d’opérations, soient effectivement concrétisés. À ces initiatives, il fallait songer également à un travail de sensibilisation et d’accompagnement de la collectivité qui s’étalera sur plusieurs années, ajouta notre interlocuteur. Il ne s’agit nullement, poursuit-il, d’un « miracle », mais plutôt d’une vérité devant laquelle il faudra, tôt ou tard, s’incliner. C’est de cette manière, et uniquement de cette manière, expliqua toujours notre vis-à-vis, qu’on pourra aspirer voir, un jour, nos quartiers et nos différentes artères propres. Un long chemin à parcourir avant d’atteindre ce résultat, conclut-il. Et pour rejoindre toujours les arguments de ce sociologue, il est, en effet, nécessaire de responsabiliser toutes les parties concernées quant à l’importance d’une opération, dont les retombées sur d’autres secteurs d’activité ne sont plus à démontrer. Si les touristes étrangers ont opté pour d’autres destinations, c’est aussi à cause de l’insalubrité de nos villes. Et, sur ce plan, beaucoup reste à faire. Les élus locaux ont certainement du pain sur la planche.










