Le centre-ville d’Annaba connaît des fuites d’eau récurrentes qui transforment plusieurs quartiers en véritables ruisseaux et mares stagnantes. Dans certaines rues, notamment près des marchés et des zones de passage, les trottoirs sont envahis par les écoulements. Les habitants dénoncent un gaspillage important d’eau potable et une situation qui favorise la prolifération des moustiques, les odeurs nauséabondes et la dégradation de la chaussée.
L’Algérienne des Eaux (ADE) a reconnu l’existence du problème. Selon sa Cellule de communication, ces fuites sont dues principalement à la vétusté du réseau de distribution et aux agressions répétées contre les canalisations. L’entreprise rappelle que la lutte contre les fuites est une priorité et qu’elle a mobilisé 16 équipes techniques réparties entre les centres d’Annaba, Oued El Aneb, El Bouni, El Hadjar et Berrahal. Leur mission est d’intervenir en continu pour réparer les fuites, déboucher les canalisations et assurer la distribution. Pas moins de 2.622 fuites ont été réparées en 2024, et 1.522 au cours du premier semestre 2025.
L’ADE précise que ses équipes travaillent parfois jusque tard dans la nuit, surtout lorsque les fuites perturbent l’alimentation en eau, comme ce fut récemment le cas au niveau de la conduite du quartier El Nasr. Mais les réparations restent souvent temporaires : la pression de l’eau et l’ancienneté des canalisations provoquent régulièrement de nouvelles fissures après chaque intervention. Des fiches techniques recensant les tronçons les plus touchés ont été transmises à la direction de l’Hydraulique de la wilaya, chargée du renouvellement du réseau. Celle-ci a déjà lancé un projet de rénovation au niveau de la conduite de Sidi Salem, en attendant d’autres chantiers.
L’entreprise pointe également du doigt les travaux anarchiques et les engins de certaines entreprises de chantier qui endommagent les canalisations. Des cas d’agressions volontaires ont aussi été signalés, documentés et transmis à la justice.
Par : R.C






