La mise en œuvre du nouveau dispositif réglementaire relatif à l’investissement a eu des résultats probants. Le Premier ministre, M. Sifi Ghrib, a révélé, hier, à l’ouverture d’une journée d’information consacrée aux nouvelles dispositions juridiques régissant le guichet unique de l’investissement, que l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) a enregistré, depuis l’entrée en vigueur des nouveaux textes, plus de 20.000 projets d’investissement, pour une valeur globale déclarée dépassant les 9.000 milliards de dinars, soit environ 67,5 milliards de dollars, avec plus de 525.000 emplois attendus.
Le nouveau code des investissements a été promulgué en 2022. Plusieurs textes d’application, comme ceux relatifs à l’AAPI ou au foncier économique, pour ne citer que ceux-là, ont été pour leur part publiés aussi au Journal officiel.
Ainsi, pour le Premier ministre, ces chiffres traduisent «une avancée réelle, concrète et mesurable» et témoignent «d’un retour tangible de la confiance ».
Néanmoins, le Premier ministre a reconnu l’existence de nombreuses insuffisances, des « zones d’ombres» comme il les a qualifié, «ayant ralenti la dynamique de l’investissement» au cours des dernières années, évoquant notamment «les délais excessifs imposés aux investisseurs, certains pouvant attendre jusqu’à sept mois pour obtenir un simple document administratif, ainsi que la multiplication des formalités bureaucratiques, avec des dossiers nécessitant parfois jusqu’à quatorze copies du même document».
Selon lui, ces contraintes, combinées au «manque de coordination» entre les administrations, ont longtemps empêché la concrétisation rapide des projets et réduit l’efficacité des guichets uniques, souvent limités à un simple rôle d’intermédiaire sans réel pouvoir de décision.
Ainsi, pour y remédier, «il était impératif de changer de logique, non pas de manière formelle mais en profondeur». Autrement dit, a expliqué le Premier ministre, «il fallait passer d’un système fragmenté à un système intégré, d’une logique procédurale à une logique de résultats, et d’un accompagnement formel à un accompagnement réel et efficace».
C’est dans ce sens, qu’une réforme globale de l’AAPI a été engagée l’a transformant «d’un guichet administratif classique en une administration intégrée, structurée autour des besoins réels des investisseurs et des exigences du terrain».
Le Premier ministre a rappelé, à cet effet, certaines dispositions du nouvel arsenal réglementaire relatif à l’investissement, comme la réduction des délais de traitement des dossiers et du nombre de documents exigés ou encore l’accélération de la numérisation des procédures.
Il a également mis en avant les dispositions nouvelles qui concernent le foncier économique qui «introduisent une grille de notation révisée pour l’attribution des terrains destinés à l’investissement, avec des délais encadrés et une réponse promise sous 48 heures après validation des dossiers».
Des réformes qui visent à mettre en place un environnement d’investissement débureaucratisé, transparent et sur juridiquement qui contribuera à rendre l’Algérie plus attractive pour les investissements.
Par : Elyas Abdelbaki












