Pour la soirée de clôture, le public d’Annaba aura le plaisir de découvrir un aperçu du dernier album de l’artiste ainsi que des titres inédits de son nouvel opus. Un moment que Samira Brahmia attend avec impatience : “Je ne viens pas souvent à Annaba, et cela me fait très plaisir de retrouver ce public.”
L’incontournable chanteuse insuffle un vent nouveau à la musique algérienne, mêlant subtilement des influences folk à l’héritage arabo-andalou. Avec une sincérité sans détour, elle reflète le monde qui l’entoure à travers ses paroles. Auteure-compositrice audacieuse, elle fusionne les sonorités afro, pop et world, affirmant la scène comme son terrain d’expression privilégié. Son objectif ? Faire vibrer les corps et repousser les limites. Brisant les conventions, elle revendique une audace créative et exaltante, promettant une soirée Rock & Raï inoubliable.
Bien qu’issue du monde musical et non du théâtre, Samira Brahmia se réjouit de faire partie de ce festival consacré à la production théâtrale féminine. Elle se dit heureuse d’être là. “Nous avons toujours été présentes dans la création culturelle”, affirme-t-elle avec conviction. Pour elle, cet événement représente bien plus qu’un simple rendez-vous artistique : il constitue une impulsion pour les jeunes générations, notamment les femmes et les futures actrices, afin de leur faire comprendre que tout est possible. “Vous pouvez aller dans les cinémas, vous pouvez faire du cinéma, vous pouvez chanter et vous pouvez créer de la richesse. La culture crée de la richesse”, martèle-t-elle.
Elle salue par ailleurs l’intelligence derrière la conception du festival, qui ne se limite pas au théâtre, mais s’ouvre à d’autres disciplines et à différentes générations d’artistes. “Le passage du flambeau est très important. Nous avons besoin de l’expérience des anciennes pour continuer à avancer”, souligne-t-elle.
Théâtre et musique : une même essence artistique
Samira a mis l’accent que la musique et le théâtre partagent un langage commun : “Quand on clame un texte, c’est quand même de la musique. Il y a des intonations, des tons placés sur la voix du théâtre.” Une approche qui renforce son souhait de voir davantage d’œuvres originales algériennes intégrées aux productions théâtrales.
Fidèle à son engagement pour la cause féminine, Samira Brahmia insiste sur l’importance d’être présente là où des initiatives encouragent la créativité des femmes. “Investir, ce n’est pas que de l’argent, investir, c’est aussi être présent”, affirme-t-elle. C’est dans cet esprit qu’elle a tenu à répondre favorablement à l’invitation du festival.
Interrogée sur la condition des femmes algériennes, elle refuse toute victimisation. “Des fois, c’est compliqué, mais on ne pourra jamais dire que la femme algérienne est victime. Elle entreprend, elle avance et, malgré toutes les épreuves traversées, elle est toujours restée forte. Et ça, on doit le communiquer.”
Par : Ikram Saker










