Face à une recrudescence inquiétante d’actes de sorcellerie (s’her) signalés dans plusieurs cimetières du territoire national, la commune d’El Bouni a lancé, le 23 mai 2025, une campagne exceptionnelle de fouille et de nettoyage des sites funéraires.
Cette initiative, motivée par la découverte de volumes alarmants de talismans et de pratiques occultes enfouis dans les sépultures, a été activée suite à la multiplication des plaintes citoyennes et à l’exaspération grandissante d’une population confrontée à ces dérives ésotériques.
Sous la supervision directe du chef de daïra, Kouchit Abdelkarim, et du président de l’Assemblée populaire communale, Naili Mohamed, la campagne s’est articulée en 5 phases, touchant successivement les cimetières de Boukhadra, Bouzâaroura, Chabia, Sidi Salem, et enfin Essarouel.
Le dispositif mobilisé inclut les élus locaux, au premier rang desquels la vice-présidente chargée de l’environnement, Leïla Ziani, et le responsable du portefeuille finances et investissements, Mohsen Blida, les chefs de secteurs concernés, les cellules techniques municipales, ainsi que des acteurs de la société civile, des scouts, des imams et de nombreux citoyens volontaires. Les opérations ont consisté à extraire les objets de sorcellerie, désherber les abords des tombes, assainir les allées et restaurer la dignité des lieux.
Le caractère massif des artefacts retrouvés, notamment dans les cimetières de Chabia et Essarouel, conforte l’ampleur du phénomène. Ces trouvailles relancent le débat sur la nécessité de protéger les espaces funéraires de toute profanation rituelle, dans un contexte où la frontière entre croyances populaires et transgressions cultuelles devient de plus en plus poreuse.
La campagne se poursuit, avec pour objectif à la fois la réhabilitation matérielle des cimetières et la préservation symbolique de leur sacralité.
Par : Mahdi AMA












