Un pas décisif a été franchi dans la stratégie de modernisation du transport urbain à Alger. Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Lakhdar Rekhroukh, a officiellement lancé, hier mardi, les travaux d’aménagement et de mise en place du système global des deux nouvelles extensions du métro d’Alger. Ces lignes relieront El Harrach à l’aéroport international Houari Boumediene, d’une part, et Aïn Naâdja à Baraki, d’autre part.
La cérémonie officielle s’est déroulée sur le chantier de la station du pôle universitaire d’El Harrach, en présence du ministre des Transports, Saïd Sayoud, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, ainsi que du secrétaire général de la wilaya d’Alger, Abderrahmane Rahmani. Plusieurs responsables locaux, cadres techniques et représentants d’entreprises chargées des travaux y ont pris part.
Ce projet vise à améliorer la mobilité dans la capitale en reliant des zones d’habitation denses à des pôles d’activité majeurs, tout en désengorgeant les axes routiers. Il s’inscrit dans la stratégie nationale de développement du transport collectif et durable.
Deux lignes structurantes pour des pôles névralgiques
La première extension concerne la ligne El Harrach-centre–aéroport d’Alger, sur un tracé de 9,5 km. Elle comptera neuf stations : Hacène Badi, le pôle universitaire, Beaulieu, Oued Smar, l’université Houari Boumediene, Rabia Tahar, Smail Yefsah, le quartier d’affaires de Bab Ezzouar et la station de l’aéroport. Cette ligne desservira universités, zones administratives, quartiers économiques et le principal terminal aérien du pays.
La seconde ligne s’étendra sur six kilomètres et reliera Aïn Naâdja à Baraki, en passant par Gué de Constantine. Elle comportera six stations : Mohamed Boudiaf, Aïn Naâdja, le parc urbain, Mohamed Belarbi, le jardin public et la station de la cité des 2004 logements. Elle desservira plusieurs quartiers résidentiels et services publics, fluidifiant la circulation dans le sud d’Alger.
Les travaux portent sur l’aménagement de 15 stations, l’équipement des tunnels, l’installation des rails et la mise en place du système d’exploitation, incluant la signalisation, la communication, la sécurité et l’alimentation électrique.
Mise en service progressive sur un délai de deux ans
La durée de réalisation est fixée à 24 mois. Toutefois, une exploitation partielle de certains tronçons pourrait être envisagée avant la fin complète des travaux, afin de répondre rapidement aux besoins des usagers.
L’extension du réseau métropolitain représente une avancée majeure pour le transport collectif à Alger. Actuellement, le métro compte 19 stations réparties sur 19,5 kilomètres. Ces nouvelles lignes permettront non seulement d’allonger ce réseau, mais aussi de le connecter à des zones essentielles comme l’aéroport et les pôles universitaires.
L’objectif est de doter Alger d’un réseau moderne, fonctionnel et connecté, à même de répondre aux besoins d’une population urbaine croissante. Ce projet, mené en coordination avec les ministères concernés, s’inscrit dans une vision d’ensemble pour une capitale plus fluide, inclusive et durable.
Par : S.A.B.








