Par : A.A
Bonne nouvelle pour les malades atteints d’un cancer. Les travaux d’extension du centre anti-cancer Dr Benzerdjeb seront achevés dans quatre mois, selon Abdelhamid Bouchelouche, le directeur de la santé. Dans un entretien accordé à un confrère, ledit responsable a tenu à se montrer rassurant quant à la réception du projet d’extension du CAC de Constantine. Ainsi, l’entrepreneur chargé des travaux est sommé de livrer le plus tôt possible le projet, a-t-il tenu à marteler. Bientôt quinze ans, après le lancement de ce projet, en 2007 plus précisément, les travaux ne sont toujours pas achevés, au grand dam des malades. Devant cette situation, les malades, soumis à un véritable dictat, doivent tout simplement passer par les centres de la région, celui de Batna en particulier. Sous d’autres cieux, bien évidemment, beaucoup de choses auraient été réalisées, durant ladite période, et avec la qualité souhaitée. Chez nous, il faut toujours du retard même pour des projets « minuscules » qui ne demandent, ailleurs, que quelques jours pour voir le jour. Le retard, dans ce projet et dans d’autres, semble s’installer dans la durée. Et la question qui s’impose, dans ce sillage, est la suivante : cette histoire de retard dans nos différents projets est-elle vraiment une fatalité ? Ces retards que seul le contribuable continue de payer de sa « poche ». Les coûts des matériaux de construction ne sont plus les mêmes, affirme le parent d’une malade. Des tergiversations des nombreuses entreprises auxquelles le projet était confié, aux contraintes financières, autant de points soulevés par notre vis-à-vis qui connait, apparemment, les dessous de ce brûlant dossier. De toute manière, la situation du CAC de Constantine est un exemple édifiant qui résume tout le marasme dans lequel sombre le système de santé dans notre pays. Et dans toute cette marmelade, c’est le malade qui en subit les conséquences. Le temps est venu pour que chacun assume ses responsabilités, et que l’on finisse, une fois pour toute, avec des excuses, proches du mensonge, pour justifier l’injustifiable. En attendant la réception du projet, la galère des cancéreux continue.










