Les Douanes algériennes ont opéré une mise à jour de la nomenclature tarifaire régissant les dattes. Un dispositif destiné à consolider la surveillance des exportations et combattre les comportements frauduleux qui ont émaillé cette filière stratégique ces dernières années.
Cette modification porte sur la sous-position tarifaire relative aux dattes afin de permettre une subdivision plus fine des produits qui sont destinés à l’exportation. Il s’agit d’améliorer la traçabilité des exportations et de mieux refléter les caractéristiques réelles des produits commercialisés.
Selon ces mises à jour, la nouvelle nomenclature distingue désormais plus clairement les différentes catégories de dattes dont la variété Deglet Nour et autres dattes dites communes. D’autres facteurs comme l’état du produit, son emballage, sa présentation et quelques attributs physiques sont aussi pris en considération.
Cette modification intervient alors que les autorités ont affiché une volonté d’imposer un encadrement plus strict pour ce qui est des opérations d’exportation. Des «incohérences» et tentatives de fraudes sur la valorisation des cargaisons de dattes avaient bien étaient constatées, ce qui a amené à réviser la classification douanière afin de réduire les marges d’interprétation et de renforcer les contrôles.
Grâce à cette classification plus détaillée, les autorités douanières auront à leur disposition des moyens supplémentaires leur permettant d’établir de manière plus précise la nature des produits exportés et de procéder à des contrôles sur les déclarations soumises par les opérateurs. Cette initiative devrait aussi contribuer à plus de transparence dans le commerce et à une meilleure reconnaissance des exportations algériennes.
La production de dattes a une place privilégiée dans les exportations agricoles de l’Algérie. Les autorités redoublent d’efforts depuis plusieurs années pour améliorer la qualité de leurs produits à l’export, renforcer leur compétitivité, et préserver l’image des dattes algériennes sur le marché international.
Avec cette mise à jour de la nomenclature, les Douanes espèrent renforcer les mécanismes de contrôles et lutter plus efficacement contre les pratiques frauduleuses qui pourraient porter atteinte à la crédibilité de la production nationale destinée à l’exportation.
PAR : Elyas Abdelbaki











