Par : M. Rahmani
La réfection des chaussées dans le centre-ville, les cités ou les quartiers dont les dépenses sont consenties par les pouvoirs publics et se chiffrant en milliards, se trouvent quelques temps après dans un état plus que déplorable et nécessitent à nouveau une intervention des services de l’Etat, relevant du sectoriel ou du communal.
En effet, cette dégradation est visible sur presque toutes les voies de communication de la ville ; des entreprises travaillent, certaines pour l’adduction d’eau potable au niveau d’un immeuble en construction, d’autres pour un branchement d’électricité ou de gaz et d’autres encore pour la construction d’un…ralentisseur, décidée par les riverains.
Certaines de ces voies qui ont été totalement refaites se trouvent dégradées au bout de quelques mois, particulièrement durant la période hivernale où les vices et défauts cachés apparaissent au grand jour, affaissements, crevasses, nids de poules et autres ornières jonchent les chaussées. Une conséquence logique d’un travail mal fait et qui n’a pas du tout respecté les normes de construction universellement admises car avant le goudronnage plusieurs phases, terrassements, empierrage et autres doivent être respectées, ce qui, apparemment n’est pas le cas et l’on assiste souvent à ce type d’affaissements.
Les services chargés du suivi et du contrôle des travaux de réalisation avant, pendant et après n’interviennent que très rarement, ce qui encourage ces entreprises à livrer ces ouvrages sans se soucier de la qualité.
En circulant en ville à Annaba, on s’aperçoit que des « tranchées » ont été creusées pour telle ou telle raison après la réfection de la voie et qu’une fois les travaux finis, on ne se soucie guère de leur état. Ces tranchées se retrouvent rebouchées avec le remblai qui s’affaisse au passage des véhicules et prend la forme d’un fossé qu’on franchit difficilement à moins d’endommager sa voiture. Une situation que dénoncent quotidiennement les citoyens et qui, hélas n’est pas prise en charge par les autorités.
En principe, ces entreprises qui ont pu avoir des autorisations auprès de la commune pour effectuer des travaux sont tenues de remettre en état la chaussée ou la voie qu’ils ont dégradée du fait de leur intervention sous peine de sanctions sévères. Mais la négligence des services de l’Etat, qu’ils relèvent de la commune, de la wilaya ou des services spécialisés tels que la PUPE ou la direction de l’environnement ont fait que ces entreprises n’en font qu’à leur tête, préférant gagner plus et ne rien dépenser.
Le contribuable, lui, n’en peut plus et la situation perdure si bien que presque toutes les voies de la ville sont traversées par ces « tranchées » qui empoisonnent la vie des usagers, automobilistes, chauffeurs de taxis, de bus ou de camions. A quand donc une intervention des services de l’Etat ?









