Hier, les superviseurs de l’éducation de la wilaya d’Annaba ont entamé une grève nationale en réponse à l’appel lancé par le Syndicat National des Superviseurs de l’Éducation (S.N.S.E.). Cette grève, prévue pour durer deux jours, les 13 et 14 janvier courant, a mobilisé la majorité des superviseurs, y compris ceux des écoles primaires, dans un élan de solidarité qui traduit l’ampleur de leur mécontentement.
Ce mouvement s’inscrit dans une série d’actions menées par les superviseurs pour dénoncer les dispositions jugées discriminatoires du projet de loi portant statut particulier des fonctionnaires du secteur éducatif. Déjà, la semaine dernière, un sit-in revendicatif a été organisé devant la direction de l’Éducation de la wilaya d’Annaba, réunissant superviseurs et directeurs d’écoles primaires. Ces derniers ont exprimé, alors, leur colère face à l’absence de réponses concrètes du ministère de l’Éducation nationale aux propositions soumises par leur syndicat.
Selon les représentants syndicaux, le projet de loi en question limite la progression de carrière des superviseurs en arrêtant leur parcours de promotion au grade de «superviseur général», classé dans la catégorie 13. Cette disposition est perçue comme une injustice flagrante, créant une inégalité avec d’autres corps du secteur éducatif qui disposent d’une évolution professionnelle plus ouverte et avantageuse.
Le bureau national du S.N.S.E. déplore, également, l’inaction persistante du ministère de tutelle face à leurs revendications, notamment la proposition de fixer la période d’intégration à 10 ans pour les superviseurs. Cette mesure, selon le syndicat, permettrait une évolution de carrière plus juste et équitable.
Parmi les revendications majeures, les superviseurs réclament une reconnaissance accrue de leur expérience professionnelle. Ils insistent sur la valorisation de l’ancienneté générale et la prise en compte de tous les diplômes, y compris ceux délivrés par les instituts nationaux de formation, conformément au décret présidentiel 266/14. Cette reconnaissance permettrait d’intégrer des grades menacés de disparition, tels que le grade de «superviseur pédagogique», tout en garantissant des promotions successives vers les grades de superviseur principal, superviseur général et inspecteur du corps des superviseurs.
Outre les aspects liés à la carrière, les superviseurs mettent en lumière leurs conditions de travail souvent éprouvantes. Ils revendiquent une réduction de la charge horaire hebdomadaire, des primes spécifiques adaptées à leurs missions, ainsi que de meilleures conditions de remplacement en cas d’absence pour maternité ou maladie.
Par : I.S









