EL KHARBA vit toujours les affres du séisme de 2020 : Faut-il démolir ou réhabiliter les habitations touchées ?

Par :  Zaoui Abderaouf  

Les habitants d’El Kharba, le quartier populeux de la ville de Mila, victimes du séisme et du glissement de terrain du mois d’août 2020, se souviennent toujours de ces moments douloureux qui ont marqué leurs vies à jamais. Voir s’écrouler leurs maisons, voir leurs murs voler en éclats et la terre se fissurer sous leurs pieds, sont des images qui resteront à jamais gravées dans leurs mémoires.

Travailler toute sa vie pour construire une maison où habiter et, en fin de compte, se retrouver sans abri, n’est pas quelque chose de facile à vivre. Après le séisme et ce qui s’en est suivi, l’Etat a pris en charge les sinistrés. Ainsi, des logements et des lots de terrain ont été attribués aux propriétaires d’habitations possédant des actes et des enveloppes financières ont été octroyées aux locataires occupant des maisons appartenant à d’autres personnes. Malgré cela, la satisfaction n’a jamais été totale chez les sinistrés.

Beaucoup ne sont pas contents et se considèrent lésés comparativement à d’autres habitants. Chacun juge, selon ses convictions, les pertes subies. Le nombre de personnes vivant sous le même toit ont été relogées. Les évènements qui se sont suivis depuis leur relogement sous des tentes, puis l’attribution de logements à Ferdwa (Sidi Mérouane) et de lots de terrain à Sidi Khélifa et à Zéghaïa, ne semblent pas du goût de tous les sinistrés. Les experts, après analyse et expertise du site d’El Kharba et des séquelles laissées par le séisme et le glissement de terrain, ont classé les habitations selon leur état de dangerosité (vert, orange et rouge), c’est-à-dire encore habitables ou inhabitables.

Avec le temps, beaucoup de citoyens ont rejoint leurs maisons même si certaines présentent un danger certain pour leurs vies nonobstant tous les aléas qui pourraient survenir. Koreïch Mostafa, le wali de Mila, s’est rendu hier sur le site d’El Kharba pour constater de visu l’état des lieux. II a rencontré et écouté les citoyens, et noté leurs préoccupations. Les bâtisses classées rouges seront-elles démolies ? Démolition, réhabilitation, évacuation, remboursement ? L’avenir nous le dira.

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