La colère monte dans le secteur de l’Education. Après le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE),qui avait organisé une journée de grève, le 26 novembre dernier, voilà qu’un autre syndicat du même secteur s’exprime pour dénoncer les «restrictions sur l’exercice syndical» et réclamer «la révision du statut particulier du secteur de l’éducation».
Ainsi, dans un communiqué rendu public à l’issue de la session ordinaire de son conseil national, qui s’est tenu les 28 et 29 novembre dernier, l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF) a affiché son « rejet total de toutes les formes de restriction des libertés syndicales garanties par la Constitution, les lois et les accords internationaux ».
Entre autres restrictions, le syndicat cite, entre autres,« l’interdiction faite aux syndicats d’accéder aux établissements éducatifs », « le refus de dialogue de plusieurs Directions de l’éducation à travers le pays » ainsi que « les instructions verbales données, au niveau central et local, pour entraver l’exercice syndical ».
Une situation, poursuit le syndicat, qui « pourrait conduire le secteur à une instabilité dangereuse qui aura des répercussions sur les plans, pédagogique et social ».
Rappelant que cette session ordinaire se tient « dans un contexte des conditions professionnelles et sociales difficiles que connaît le secteur, face aux diverses formes de restrictions visant les libertés syndicales, et à l’absence de volonté sérieuse de traiter le dossier des dysfonctionnements du statut particulier », le Conseil nationala également exigé du ministère de l’Éducation « d’assumer pleinement ses responsabilités dans le traitement de toutes les insuffisances du statut particulier (décret 25-54), à partir des propositions de l’UNPEF visant à défendre les intérêts du fonctionnaire, notamment celui des services économiques ».
Par ailleurs, l’UNPEF réclame « la prise en charge urgente des revendications salariales des travailleurs de la formation et leur intégration dans le corps de l’éducation » et « l’accélération de la mise en pratique de la décision prise par le président de la République de baisser l’âge de la retraite pour les enseignants ».
Le syndicat a aussi exprimé d’autres revendications. Il est question, de « prendre des mesures urgentes pour régler la problématique de la surcharge des classes et le déficit enregistré en matière d’encadrement, administratif et pédagogique » et du « retrait de la gestion des écoles primaires des APC pour les affecter au ministère de l’éducation comme c’est le cas pour les CEM et lycées ».
Le syndicat a saisi en dernier lieu le ministère du Travail afin d’« ouvrir le dialogue », et ce, dans le but de « régler les dossiers en suspens », en premier lieu, celui relatif à la « Coordination des syndicats algériens (CSA) », une confédération réunissant plusieurs syndicats autonomes qui est en attente d’agrément depuis plusieurs années.
Par : Elyas Abdelbaki









