Une fin de trimestre dans une ambiance bon enfant à Souk-Ahras. Jeudi dernier, les établissements scolaires ont été pris d’assaut par les parents d’élèves pour récupérer les bulletins de leurs enfants. Par la même, ils ont eu l’occasion de questionner les maîtres d’école et professeurs sur le parcours scolaire de leurs potaches.
Pour le CEM Badji Mokhtar, à titre d’exemple, le meilleur accueil a été réservé à ces visiteurs, à commencer par la mobilisation de tout un staff pédagogique qui, en plus de la remise desdits bulletins, ont invité les parents à une discussion au sujet des résultats et éventuellement des lacunes à combler. ”Mon fils, qui est en deuxième année moyenne, n’a pas atteint le niveau requis à cause de ses notes en maths, en physique et en langues. Et je dois tenir compte des conseils donnés par ses enseignants aujourd’hui-même”, a déclaré Anissa, cadre dans une institution publique.
Au cycle secondaire, notamment les élèves de 3ème AS, tout est en prévision par rapport au baccalauréat et les résultats du premier trimestre servent plutôt à jauger les capacités du futur candidat à cet important examen. ”En plus de la présence en classe, des cours particuliers dans presque toutes les matières sont dispensés par d’autres enseignants dans le but d’assurer une meilleure maîtrise du programme. Malheureusement, nous sommes loin des résultats escomptés pour ce trimestre et toute la stratégie est à revoir avant le retour des élèves aux bancs du lycée”, a indiqué Brahim S., lui-même enseignant.
Dans les écoles primaires, des enseignants ont fait état de pressions exercées par des associations fictives des parents d’élèves et d’ingérence de la part de ces derniers dans l’évaluation pédagogique de l’élève.
”Il nous arrive très souvent d’avoir affaire à des parents qui réclament des notes au-dessus des capacités de leurs enfants et d’autres qui veulent carrément imposer leur propre barème de notation. D’autres encore, qui se disent représentants des parents d’élèves, n’ont aucun élève scolarisé”, a dénoncé une directrice d’école. Des vacances faites de révision pour les classes d’examen, de cours particuliers, de détente et de voyages pour les moins casaniers et pour ceux encore dont les bourses n’ont pas été frappées par l’érosion du pouvoir d’achat.
Par : Abderrahmane.D












