Par : Hamid Daoui
Une prime en guise d’avance de l’Aïd, non encore perçue et de surcroit ponctionné déjà sur l’état de la paie du mois sans être consommée !
Le district de gaz de pétrole liquéfié (GPL) de Naftal Bounouara (El-Khroub) ne cesse de se distinguer par ses pratiques anti-ouvrières largement contestées par l’ensemble du personnel.
C’est du moins l’avis d’un groupe de travailleurs ayant revendiqué la prime de l’Aïd en guise d’avance sur salaire sur la fin du mois de mai. Cet accord de versement anticipé d’une « ponction du salaire équivalente semble-t-il, à 3.000 DA par salarié» avait été, pourtant, décrétée par la direction générale de l’entreprise, selon nos sources, qui dénoncent le retard enregistré dans l’établissement des virements vers les banques de domiciliation des employés.
Ces virements interbancaires seraient déjà hypothéqués par le très peu de temps qui reste avant le jour de fête annoncé avant le vendredi du hirak populaire et pacifique prochain qui s’annonce comme un bras de fer avec le pouvoir aux abois par l’usage de la répression féroce et la menace provocatrice d’interdiction des marches !
Ceci dit, les travailleurs de GPL dénoncent aussi la célérité avec laquelle l’administration aurait déjà opéré les ponctions des montants avancés théoriquement sur les salaires sans que ces derniers ne soient perçus par le personnel concerné qui désespère déjà sur leur virement. Pour eux, il est déjà trop tard lorsqu’on sait que le temps, équivalent à 72 heures, nécessaire au transfert de l’argent interbancaire, serait écoulé après les journées de la fête religieuse et des marches populaires, hebdomadaire du vendredi !
Cependant, il serait désagréable pour les dirigeants responsables de ce district GPL de se manifester par de tels agissements réprouvés par la morale « islamique », instrumentalisée à d’autres fins inavoués et de ne pas respecter les instructions de leur tutelle, se disent des travailleurs indignés. Ils mettent à l’index leur syndicat UGTA, fraichement désigné, pour n’avoir rien entrepris comme action ouvrière de défense des droits matériels, moraux et de dignité bafouée manifestement par l’employeur qui impose sa propre loi en contradiction de celles, légales, régissant le monde du travail, et ce dans un climat qui s’apparente faussement à la discipline d’entreprise mais plutôt à la répression « illégitime » décidée en haut lieu du pouvoir d’État dans un contexte explosif à tout point de vue !









