Une proposition relative à la réorganisation des horaires de travail fait l’objet d’un intérêt grandissant au sein de la société civile, dont des associations de défense des consommateurs qui se sont exprimées simultanément par rapport à cette question.
A cet effet, la Fédération Algérienne des Consommateurs (FAC) a adressé, mardi, une requête à la présidence de la République réclamant la modification des horaires de travail en proposant des périodes de travail allant de 7h30 à 14h00 ou de 8h00 à 14h30, accompagnés d’une suppression de l’interdiction de la « double fonction » dans le secteur public (les fonctionnaires du secteur public n’ont pas le droit d’exercer un deuxième travail ou une activité lucrative).
Pour sa part, l’Association nationale pour la protection des consommateurs, El-Aman, a exprimé son soutien explicite à l’initiative, rappelant qu’il avait lui aussi formulé des suggestions similaires pour réviser le système horaire global dans le pays.
Cette convergence entre plusieurs acteurs collectifs met en lumière une demande commune quant à la nécessité d’adapter les « horaires de travail » dans le pays aux réalités socio-économiques actuelles, estiment-ils.
D’après les communiqués ces organisations, les horaires aménagés et la mise en place de flux horaires décalés entre les administrations, les établissements d’enseignement et le secteur commercial permettraient de réduire les bouchons de façon durable et d’optimiser l’utilisation des transports en commun.
Les signataires de ces appels soulignent que la productivité économique ne dépend pas de la durée de présence physique sur le lieu de travail, mais plutôt du rendement effectif des employés et de l’amélioration de leurs conditions de vie au quotidien.
Sur le plan social, familial et individuel, la FAC et l’association El-Aman, mettent en avant le fait que ces nouveaux horaires de travail contribueraient à l’instauration d’un meilleur équilibre entre le travail professionnel et la vie privée. Les deux organisations mettent l’accent en particulier sur une réduction des déséquilibres pour les femmes employées, une cohésion familiale plus forte, ainsi que un accès à une plus large liberté d’exercer du sport, du développement personnel, des activités culturelles et des actions de prévention de maladies liées au stress professionnel ou à la sédentarité.
De plus, une telle réorganisation horaire permettrait aux citoyens désireux d’exercer une activité complémentaire légale de préserver et d’améliorer leur pouvoir d’achat.
Les deux organisations demandent ainsi aux autorités et institutions concernées de lancer un débat national axé sur la faisabilité technique, réglementaire et économique de cette mesure, dans le but d’inscrire la qualité de vie au cœur des politiques publiques de gestion du travail.
Par : Elyas Abdelbaki










