Dégradation d’Ain Oulmène : Les élus au banc des accusés

Par : Aek D et M.A

Six mois depuis l’installation de la nouvelle assemblée populaire communale (APC) d’Ain Oulmène, le citoyen lambda ne voit rien venir
 L’espoir de revoir la cité renaitre de ses cendres s’évapore, laissant place au désarroi et à l’échec. Les routes sont toujours dégradées, des crevasses çà et là, les avaloirs obstrués, l’éclairage public défectueux, voire inexistant dans beaucoup de quartiers et le bitume inexistant dans le lotissement 616 et d’autres cités et quartiers. Concernant les problèmes d’AEP, la distribution de l’eau n’est assurée qu’un jour sur trois dans l’ensemble de la commune, le citoyen est contraint de recourir aux camions citerne pour s’approvisionner. L’environnement de son côté continue de subir de plein fouet les effets de la pollution et pour cause, ici pas de bacs à ordures dans plusieurs quartiers et l’oued se trouvant près du Souk est souvent, faute d’entretien, submergé par les ordures qui pourraient à tout moment générer des inondations lors des crues. A vrai dire, la commune d’Ain Oulmène a été toujours mal gérée depuis la nuit des temps, comparativement à El Eulma, Ain Arnat et Ras El Oued, une ville voisine. Pourtant, Ain Oulmène, qui compte parmi les plus anciennes communes du pays, est restée otage de l’esprit tribal d’où le fameux adage « Notre âne et non leur étalon ». Un ras-le-bol quasi général latent de la population, usée par l’oisiveté et qui ne voit pas le moindre changement se profiler à court et à moyen terme. Pour l’ensemble de citoyens, les élus ont, encore une fois, failli à leur mission et les citoyens n’attendent rien et estiment qu’ils n’arrivent même pas à assurer la propreté quotidienne des quartiers.

 Projets en veille depuis près deux décennies

De plus, des projets en veille depuis presque deux décennies tels que la réhabilitation du jardin public, des espaces verts, la restauration des trottoirs, des maticos, du stade, la restauration de l’ancien siège de la justice pour abriter le siège du musée promise par l’APC sortante, le projet des feux tricolores de signalisation et de circulation, le reboisement et le remplacement des arbres centenaires, le renvoi de la délocalisation du Souk et de l’abattoir « pour la énième fois » différée suite à la demande, dit-on, du locataire qui fait « la pluie et le beau temps ». Pire, la maison de la culture et la bibliothèque réalisées à coups de centaines de milliards de centimes, sont transformées partiellement en annexes de l’APC. Le salut viendrait peut-être, une fois la cité promue au rang de wilaya déléguée, l’annonce officielle devrait coïncider avec la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance. C’est du moins ce qui se dit dans les coulisses.
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