Par : Amar Ait Bara
En deuxième instance, la cour criminelle d’Annaba a prononcé, mercredi dernier, une peine de 15 années de réclusion criminelle à l’encontre de 3 accusés, originaires du quartier de Sidi Salem, mêlés à une affaire de trafic de 14 kg de kif traité. En première instance, le tribunal criminel avait, au cours de la première session, prononcé une peine de 15 années pour l’un des premiers accusé R.N, et la relaxe pour ses deux autres co-accusés, dont la jeune femme fonctionnaire d’Etat qui répond aux initiales de B.G. Lors de ce procès, un accusé comparaissait en détention, alors que les deux autres comparaissaient libres après avoir bénéficié d’un non-lieu en première instance. Cependant, le président du jury a établi, à partir de l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation, la relation entre ces 3 mis en cause à partir des écoutes téléphoniques et les relevés des communications entre ces derniers. Les péripéties de cette affaire remontent à l’année 2018, lorsque des renseignements parviennent aux services sécuritaires faisant état de la présence d’une bande spécialisée dans le trafic de drogue qui activait à Sidi Salem. Ainsi, cette bande a été prise en filature et le premier, un baron, a été arrêté flagrant délit en possession de 14 kg de kif traité, ce dernier, une fois arrêté, n’hésita pas à dénoncer ses deux autres complices, dont la femme et son fiancé. En première instance, le premier accusé a écopé de 15 années de réclusion criminelle et les deux autres accusés ont été purement et simplement relaxés. Ainsi, le procureur de la République et le premier accusé ont introduit un recours en deuxième instance. L’avocat de la défense plaide non coupable pour le manque de preuves, tout en demandant les circonstances atténuantes pour le client détenu et la confirmation de l’acquittement pour ses deux autres clients. Lors de son réquisitoire, le procureur requit une peine de 20 années de prison pour les 3 accusés. Après les délibérations, alors que personne ne s’y attendait, le jury prononça la peine de 15 années de réclusion de criminelle à l’encontre des 3 accusés ; d’ailleurs, la femme n’ayant pas accepté ce verdict a été prise de malaise. Après la lecture du verdict, les services de sécurité, pour exécuter le mandat de dépôt, ont procédé à la prise de corps des accusés qui comparaissent non détenus.












