Les relations entre Alger et Rome se distinguent aujourd’hui comme l’un des partenariats les plus solides et les plus dynamiques de la Méditerranée. Portées par une histoire commune d’échanges et d’entente politique, elles ont connu ces dernières années une accélération sans précédent. Cette coopération, qui s’étend du domaine énergétique aux questions de sécurité, englobe aussi un sujet particulièrement sensible : l’immigration clandestine. Alors que l’Algérie se heurte à des tensions avec certains pays européens, notamment la France, sur ce dossier, elle met en avant les résultats obtenus avec l’Italie, en affichant des chiffres révélateurs et un discours clair.
« Presque zéro » : un contrôle renforcé des départs
Intervenant lors de la conférence « L’Algérie, un pays à découvrir », organisée à Rome le 3 septembre, l’ambassadeur d’Algérie en Italie, Mohamed Khelifi, a insisté sur l’efficacité des mesures prises par son pays pour contenir les départs clandestins. « Les départs de migrants illégaux depuis l’Algérie vers l’Italie sont désormais réduits à presque zéro », a-t-il affirmé, rappelant que cette situation résulte à la fois de « la capacité à contrôler les frontières » mais aussi du fait que « nous sommes un pays stable, tant sur le plan économique que politique ». En soulignant ce bilan, le diplomate a tenu à démontrer que l’Algérie est un acteur fiable et responsable, capable de gérer un défi qui préoccupe directement l’Europe.
« Une agence de développement pour appuyer l’Afrique »
L’ambassadeur a également rappelé que la lutte contre l’immigration clandestine ne peut se limiter à des mesures sécuritaires. Elle doit s’attaquer aux causes profondes, en particulier le sous-développement et le manque d’opportunités économiques dans plusieurs pays africains. « Nous disposons d’une agence de développement et consacrons 12 millions de dollars par an au développement de projets dans les pays africains pour créer des opportunités d’emploi », a- t-il souligné. Cette approche, qui conjugue stabilité interne et solidarité régionale, témoigne d’une volonté d’agir durablement sur le terrain. À travers ces déclarations, Mohamed Khelifi met en avant une Algérie à la fois responsable et proactive, engagée dans un partenariat solide avec l’Italie. Elle se positionne ainsi comme un pilier de stabilité en Méditerranée, mais aussi comme un acteur majeur dans la lutte contre l’immigration clandestine et la promotion d’un développement équilibré en Afrique.
S.A.B.









