Par : Amar Ait Bara
Comme si les feux de forêts ayant ravagé l’été dernier la localité de Séraïdi n’a pas suffi, pour enfoncer encore plus le clou pour que l’achèvement des chênes liège continue encore. Pour dénoncer les 1.500 constructions illicites enregistrées au niveau de la commune de Séraïdi, et, en plus des incendies ayant ravagé des milliers d’hectares de forêts, le massacre continue et l’abattage des arbres est enregistré quotidiennement, s’attèlent à expliquer les services des forêts qui tirent la sonnette d’alarme. Les 150 mises en demeure transmises aux contrevenants et les 25 plaintes enrôlées auprès de la justice n’ont pas dissuadé cette horde des hors la loi, scieurs d’arbres, à continuer à procéder aux constructions illicites pour porter atteinte à l’environnement. Les services de la subdivision forestière de Séraïdi qui ont la charge de préserver et surveiller cette forêt dénoncent la situation relative à l’élimination de la chaine du liège achevée par les massacreurs de la nature. Les gardes-forestiers sont en principe les premiers protecteurs de la nature, mais ils sont souvent responsables de ces constructions illicites à l’intérieur même de la forêt de Séraïdi et ses nombreuses localités, dont Ain Barbar, Kef Bouacida, Lido…etc. Ces derniers sont souvent complices dans ces massacres par leur silence et surtout leur indifférence et le laisser-faire et ils ne pouvaient interdire cette anarchie et ces dépassements puisqu’eux-mêmes érigent des baraques et procèdent aux constructions illicites à l’intérieur même des forêts de cette commune. Ces mêmes gardes-forestiers donnent le mauvais exemple dans la protection des forêts dont ils ont la charge de leur protection. Par incivisme ou malhonnêteté, ils laissent faire et ne pouvaient interdire le squat étant eux-mêmes des squatteurs. Les associations de protection de l’environnement et, entre autres des forêts, veulent faire cesser ce massacre en s’opposant au moins aux nouvelles constructions, à défaut de dissuader les squatteurs. Le décor est désolant, les bâtisses se dressent à la place des arbres et le béton ronge les forêts en profondeur, et les chênes liège sont achevés sans aucun contrôle des services forestiers qui sont en principe les premiers protecteurs et conservateurs de la nature. La préservation des arbres, des espaces verts et des forêts n’est hélas qu’un lointain souvenir et il a été enregistré jusqu’à aujourd’hui 1.500 constructions illégalement bâties en dur, sans compter les 150 mises en demeures adressées et 25 autres plaintes déposées au niveau de la justice contre ces constructeurs illégaux qui squattent la forêt de cette commune, lieu de villégiature .Cette zone est touristique par excellence et doit être préservée pour être les poumons d’Annaba, sauf qu’à Ain Barbar, aucun habitant ne dispose d’un permis de construire ou document légal prouvant la propriété par acte notarié, expliquent les résidents de cette localité qui déplorent l’attitude et le laxisme qu’affichent les pouvoirs publics dans ce dossier. Le massacre des forêts et des arbres va à une telle allure qu’il est facile de voir la mer à partir de la forêt alors que son immensité n’est plus un obstacle de la vue sur mer puisqu’avec cet abattage tous azimuts commis par ces sinistres prédateurs, la vue sur mer n’est plus cachée par les arbres. Face à ces massacres écologiques qui continuent à une vive allure, l’Etat doit sévir avec rigueur pour faire cesser l’hémorragie et de même traduire ces sanguinaires et massacreurs de la nature en justice.







