Cinq organisations syndicales du secteur de la santé, en occurrence le Syndicat autonome des biologistes de santé publique (SABSP), le Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie et réanimation de la santé publique (SNAAMARSP), le Syndicat national des psychologues (SNAPSY), le Syndicat national des médecins généralistes de santé publique (SNMGSP) et le Syndicat national des professeurs d’enseignement paramédical (SNPEPM), font, dans une déclaration commune, la deuxième du genre après celle du mois de juillet, un constat sévère de l’état du dialogue social entamé avec le ministère de la Santé, menaçant également de saisir les plus hautes autorités du pays, si la situation ne se débloque pas.
Réunis jeudi dernier pour faire le point sur l’évolution de leurs revendications depuis leur premier communiqué du 16 juillet, les syndicats ont déploré, dans ce communiqué rendu public dans la soirée du samedi, le fait que plus d’un an de travail avec la Commission centrale de suivi du dialogue ne les ait menés vers aucun résultat concret à la hauteur de leurs attentes.
Les questions les plus importantes, à savoir la révision des incohérences du statut particulier ainsi que du régime indemnitaire, sont en suspens, à l’instar de plusieurs autres dossiers professionnels et sociaux déjà soulevés. Ils critiquent aussi le manque de volonté politique pour transformer les engagements pris en réunion en décisions effectives, et exigent un changement radical dans la composition et le fonctionnement de cette commission.
Conscientes de cette situation, les cinq organisations syndicales demandent une action immédiate et sans délai du ministre de la Santé, avec l’ouverture d’un dialogue « sérieux et responsable », conformément aux instructions du président de la République en matière de promotion du dialogue social. Elles affirment s’en tenir au dialogue, préférant éviter l’escalade.
Néanmoins, les syndicats affirment que si le blocage persiste sans solution concrète, ils porteront leurs revendications devant les plus hautes instances du pays, dans le respect du cadre légal et institutionnel, et se réservent le droit de « recourir à d’autres moyens légaux pour défendre les droits des travailleurs du secteur ». Ils précisent toutefois que ces options ne sont pas un choix initial, mais n’interviendront qu’une fois toutes les voies de dialogue et les mécanismes institutionnels épuisés.
En dernier lieu, et sur un autre plan, les cinq organisations ont officiellement mis en place une commission préparatoire pour l’assemblée générale constitutive d’une fédération des syndicats de la santé, conformément à la loi 02-23 relative à l’exercice du droit syndical, comme indiqué dans le communiqué, afin de « renforcer l’unité syndicale ». Tous les syndicats du secteur sont ainsi « invités à participer à cette initiative ».
Par : Elyas Abdelbaki










