Par : A.A
Il a été réalisé à coup de milliards, plusieurs milliards de centimes, pour être en fin de compte boudé par ses locataires. Il s’agit, en effet, du marché couvert, dit de proximité, de la cité Kouhil Lakhdar, appelée communément Djenane El Zitoune, dont le taux d’occupation ne dépasse pas aujourd’hui les 3%, voire moins ! C’est l’impression qui se dégage en visitant ce marché, inauguré il y a deux ans. Un véritable gâchis qui s’ajoute à d’autres. Les commerçants bénéficiaires des locaux ont quitté les lieux pour des raisons peu évidentes. Pour eux, il n’est pas du tout possible de travailler dans des conditions pareilles. Au problème de sécurité, souvent soulevé par certains, s’ajoute la prolifération de ces marchands ambulants qui occupent les trottoirs et les différents coins de ce quartier populaire. Un problème qui refait surface. Les quelques actions sporadiques menées par les services municipaux n’ont pas suffi à éradiquer définitivement le problème. Face à la recrudescence de ce phénomène, en l’occurrence le commerce informel, les services concernés semblent aujourd’hui impuissants. Dans cette anarchie ambiante, il faut impérativement sévir et ne plus se contenter de certaines opérations conjoncturelles qui ne font, en fait, que différer les solutions aux problèmes posés. Il est inadmissible de construire un marché couvert, afin de permettre au citoyen de faire ses courses dans de bonnes conditions, d’hygiène surtout, pour le laisser à l’abandon. La responsabilité d’une telle situation est certainement partagée. Et le consommateur est loin d’être innocent, dans cette affaire, puisqu’il continue de « s’approvisionner » de ces espaces squattés par les marchands ambulants, sans trop se soucier de la qualité du produit vendu. Il achète tout sur les trottoirs, même la sardine, a tenu à marteler Abdenacer, un des quatre commerçants, qui s’opposent toujours à quitter ce marché, seul endroit approprié, normalement, pour faire ses courses.









