Là où on va, à savoir dans les cafés et restaurants, dans les grandes surfaces, chez certains médecins, les marchés de légumes et fruits, des locaux de commerce, etc…, on nous annonce que les toilettes publiques sont indisponibles. En ville, certains séniles et malades chroniques, en l’occurrence les diabétique et hypertendus, se débrouillent autant qu’ils peuvent pour se soulager.
Au chef-lieu de wilaya et à Ain Beida, entre autres la troisième ville de la wilaya d’Oum El Bouaghi, Ain M’Lila, il a été décidé, par le passé, d’installer des vespasiennes mobiles (toilettes publiques) dans des coins stratégiques de la cité (squares, placettes, parcs, centre-ville et près des institutions étatiques…) pour mettre fin au calvaire vécu par la société, les malades en particulier. Un sexagénaire, souffrant d’une maladie chronique, en visite chez un médecin, a été obligé d’aller dans un café le plus proche pour soulager sa douleur, confie-t-il.
Des citoyens ont fait des propositions aux P/APC des communes intérieures du pays concernant ces vespasiennes mobiles et propres utilisées généralement durant la période estivale dans les villes côtières et le long des plages et des corniches. Ce dossier sensible a été même évoqué par des élus locaux de l’APW, lors des sessions ordinaires, mais en vain !
«L’insalubrité insufflée dans nos cités est dûe à l’absence des toilettes publiques. Pourtant, elles ne sont pas onéreuses et ne coûtent pas grand-chose aux caisses de la municipalité. Au contraire, cela nous permet de créer des postes de travail pour les jeunes», ajoute un étudiant spécialisé dans l’environnement.
Les vespasiennes mobiles ou “en préfabriqué” sont disponibles en Algérie et à des prix raisonnables en plus. Donc, pourquoi les maires et les chefs de daïras n’ont procédé à l’achat de ces équipements indispensables de nos jours, pour fermer ce dossier à jamais. «Quand à l’argent gagné de ce créneau commercial, il n’a pas d’odeur en cas d’une médisance», selon Vespasien,Eempereur romain.
Par : Chaffai Chawki









