A la ville de Meskiana, aucun lieu susceptible d’accueillir les jeunes n’est disponible. Une maison de la culture, érigée à coup de milliards, est délaissée aux aléas climatiques et actuellement abandonnée, servant beaucoup plus aux nichées des pigeons, ainsi que les foyers de jeunes squattés et deux bibliothèques, peu fréquentées. Il ne reste que la rue et les endroits obscurs où foisonnent toutes sortes de fléaux.
Cette ville, jadis faisant référence quant à la qualité de ses enfants, dont la majorité ont occupé de hautes fonctions, a subi une métamorphose, imputée aux années 90. L’exode rural a vu un flux d’habitants ruraux venir s’installer à Meskiana, fuyant l’hydre terroriste. Seulement, ces nouveaux venus, n’ayant aucun emploi, vu l’absence de projets porteurs, se sont rabattus sur la débrouille et d’autres petits boulots, créant une anarchie locale, dont certains devraient être proscrits.
L’absence d’une vraie société civile soucieuse du devenir de ses compatriotes a fait que les choses sont dans un délaissement total, permettant à une nouvelle faune de s’ériger en tuteurs, n’ayant aucune compétence ou crédibilité, portant atteinte aux gens honnêtes. Cet état de fait a généré un laisser-aller chronique où chacun roule pour son propre compte au détriment de l’intérêt général. Beaucoup d’autochtones ont préféré déménagé ailleurs, vidant par ce fait cette ville qui n’offre aucune opportunité pour l’avenir.
Meskiana passe pour être la ville la plus sale de la wilaya, ajouté le manque d’éclairage public et de transport, malgré les promesses qui sont restées vaines ; un marché de fruits et légumes mitoyen au cimetière, dont l’emplacement est un cours d’eau qui permet le transit des eaux de pluies. Meskiana lance un SOS, afin qu’on sauve ce qui reste à sauver.
Par : Hamoudi Chebout









