Par le biais d’une requête, dont une copie a été remise au wali de Constantine, la Coordination nationale de la société civile interpelle la directrice de la Santé afin de prendre les mesures nécessaires relatives à l’amélioration de la qualité de la prise en charge médicale des cas atteints de cancer et mettre un terme, par voie de conséquence, à la galère des malades.
En effet, et en matière d’effectif, le service du Centre anti-cancer(CAC) de Constantine accuse un grand déficit, lit-on dans ledit document. Des efforts sont déployés, faut-il le reconnaître, afin de palier à ce déficit. Avec 12 heures par jour, voire plus, le rythme de travail assuré par l’équipe médicale et les paramédicaux du service est difficile, pour ne pas dire infernal.
Devant le flux des malades, les médecins et les paramédicaux sont condamnés à faire face à une situation insoutenable. En dépit de l’ouverture des centres de Batna, de Sétif et d’Annaba, le CAC du CHU Benbadis continue de prendre en charge des patients de toute la région Est du pays. Il est certain, qu’avec la mise en service de nouveaux équipements, les choses iront mieux, notamment en termes des rendez-vous accordés aux cancéreux, qui ne dépassent pas souvent les 6 mois.
Il est toujours utile de rappeler que le dépistage précoce du cancer est le seul moyen pour vaincre et lutter contre cette terrible maladie. L’ouverture d’une salle de consultations gratuites, à l’entrée de l’hôpital, s’inscrit, en effet, dans cette volonté de lutter contre toutes les formes de cancer chez la femme. Et si le nombre de cas traités, durant l’année écoulée, serait estimé, selon des sources hospitalières, à 2000, ce chiffre va certainement doubler, dans les années à venir.
Mais, face aux pannes récurrentes des appareils dudit service, les malades sont contraints de recourir aux cliniques privées. Or, ce recours n’est pas à la portée, bien évidemment, de tout le monde, estiment les membres de ladite coordination.
Par : A.A












