Ces derniers jours, les occupants des bidonvilles de la wilaya d’Annaba demandent des logements dans le cadre de programmes visant à éradiquer l’habitat précaire. Des opérations ont lieu chaque année,
parfois suite à des opérations de recensement de la part des autorités, déplaçant des familles vers de nouvelles cités.
Cependant,le processus est complexe, car il faut également freiner la prolifération de nouvelles constructions illicites et traiter la question des ressources en logements pour l’ensemble de la population.
Après les occupants de celui de Bouzaaroura, cette fois-ci, 200 familles de «Merzoug Amar», commune de Sidi Amar, montent au créneau.
Les habitants de ce quartier, communément appelé «El Gantra», de la commune de Sidi Amar, interpellent les autorités locales, à leur tête le chef de l’Exécutif, pour les reloger dans des logements décents qui préservent leur dignité et mettent fin à leurs souffrances quotidiennes qui durent depuis de nombreuses années.
Ces 200 familles résident dans des maisons en tôle rouillée, connues sous le nom de “La SAS”. Les personnes concernées ont exprimé leur profond mécontentement face à l’attente prolongée et à la
répétition des promesses sans concrétisation tangible sur le terrain.
Les logements actuels, selon leurs témoignages, manquent des éléments les plus élémentaires pour une vie décente et constituent une menace directe pour la vie de leurs occupants. Des murs et des plafonds
fissurés, des parties exposées à l’air et à la pluie, et des tôles rouillées, autant de facteurs qui rendent ces logements totalement inhabitables. Avec l’arrivée de l’hiver, la souffrance s’aggrave alors que les eaux de pluie s’infiltrent dans les maisons, causant de grands dommages matériels et affectant la santé publique, en particulier celle des enfants et des personnes âgées.
Certaines familles ont évoqué des problèmes de santé liés à l’humidité et au manque de ventilation, ainsi que les répercussions psychologiques négatives qui affectent les habitants en raison du sentiment d’isolement et de marginalisation. Récemment reçues par le nouveau chef de daïra, il leur a été confirmé qu’il poursuivra le travail selon le programme établi par son prédécesseur.
Ce dernier aurait déjà indiqué dans des déclarations précédentes que ses services sont pleinement
conscients de la situation du quartier “La SAS”. Le responsable aurait expliqué que les équipes d’inspection ont visité le site et préparé une étude complète sur l’état du quartier.
Ses services travailleraient à l’intégration des familles touchées dans les programmes de logement social, en soulignant que toute décision prise sera juste et équitable pour tous. Il aurait, également, promis de mener des enquêtes de terrain dans un avenir proche pour inventorier les logements et examiner leurs conditions de près, en vue de prendre les mesures nécessaires pour attribuer des quotas de logements appropriés.
D’autre part, alors que les habitants exigent des mesures urgentes pour mettre fin à leur calvaire, les autorités se trouvent confrontées à des défis administratifs et financiers qui retardent le processus de
relogement. Entre la patience des habitants et leur longue attente, leur seul espoir reste que les solutions avancent rapidement, afin qu’ils passent d’une vie de tôle misérable à des maisons qui préservent leur dignité et assurent l’avenir de leurs enfants.
Par : A.Ighil









