Le projet stratégique de transfert des eaux depuis le barrage de Beni Haroun vers celui de Koudiet Lamdaouar à Timgad franchit désormais ses dernières étapes techniques, marquant un tournant décisif pour la sécurité hydrique de la région.
En marge d’une récente visite d’inspection sur le terrain, le wali de Batna, M. Riadh Benahmed, a officiellement annoncé le lancement des essais de pompage sur la conduite destinée à l’approvisionnement de la commune d’Aïn Yaqout et de ses zones rurales.
Ce raccordement vital, dont le taux d’avancement a atteint les 95%, fait l’objet d’un suivi rigoureux de la part des autorités locales qui voient en ce projet une réponse concrète aux attentes des populations en matière de disponibilité de la ressource hydrique.
Sur le terrain, les explications fournies par les responsables du secteur confirment que le second tronçon du projet de liaison entre le barrage de Beni Haroun, dans la wilaya de Mila, et celui de Timgad arrive à maturité. Sur un tracé global de 54 km, les travaux de rénovation confiés au groupe public Cosider ont déjà permis la livraison d’une première tranche de 24 km, tandis que les 13 km restants de la seconde phase devraient être achevés d’ici le mois d’avril prochain.
Ce chantier d’envergure, qui a nécessité la mobilisation d’une enveloppe budgétaire conséquente, vise impérativement à corriger les malfaçons structurelles constatées sur les anciennes conduites, dont les fuites et ruptures répétées ont longtemps pénalisé tant les foyers que les périmètres agricoles.
Parallèlement à ces efforts de transfert, une opération d’extension majeure est en cours au niveau de la station de traitement des eaux de Koudiet Lamdaouar. Ce projet, dont les travaux ont déjà dépassé la barre des 50%, ambitionne de porter la capacité de production quotidienne de 113.000 à 169.500 mètres cubes, soit un apport supplémentaire non négligeable de 56.500 mètres cubes journellement.
Pour soutenir cette montée en puissance, les pouvoirs publics ont consenti un investissement de 200 milliards de centimes pour l’extension, complété par 130 milliards de centimes dédiés à la réhabilitation des anciennes installations.
Par ailleurs, la situation du barrage de Bouzina connaît également une évolution positive avec la régularisation de son raccordement au réseau électrique, en attendant l’inscription d’un projet de station d’épuration pour une exploitation optimale de ses eaux à des fins de consommation, d’irrigation et d’industrie.
En dépit des contraintes climatiques ayant parfois ralenti la cadence des chantiers, la dynamique actuelle permet d’envisager une mise en service imminente des nouvelles infrastructures. Actuellement, le transfert des eaux depuis Beni Haroun se poursuit à débit réduit via un raccordement provisoire afin de maintenir le niveau de remplissage du barrage de Timgad.
Cette stratégie d’urgence sera remplacée, dès la réception totale du projet en avril, par un système de pompage haute performance à partir de la station d’Aïn Kercha, garantissant ainsi une stabilité durable de l’alimentation en eau potable pour l’ensemble des communes et des exploitations agricoles rattachées à ce couloir hydraulique névralgique.
Par : Amina A











