Le ministère de la Santé a annoncé, hier, le lancement, à partir du 30 novembre prochain, et sur trois phases, d’une campagne de vaccination contre la poliomyélite à travers l’ensemble du territoire national.
« Le Ministère de la Santé lance, à partir du 30 novembre courant, les Journées nationales de vaccination contre la poliomyélite à travers tout le territoire national, dans le but de renforcer la prévention sanitaire et d’augmenter l’immunité collective des enfants», a indiqué le communiqué du ministère.
Cette campagne, précise la même source, «vise à vacciner 4 425 502 enfants, âgés de 2 à 59 mois ( cinq ans moins un jour), qui constituent la catégorie la plus exposée au risque, au niveau de 274 établissements publics de santé de proximité».
L’opération se fera donc en trois phases, du 30 novembre au 06 décembre 2025, pour la première, du 21 au 27 décembre 2025, pour la deuxième, et du 25 au 31 janvier 2026, pour la troisième.
C’est le vaccin injectable VPI qui sera utilisé, a indiqué le ministère, soulignant, toutefois, qu’«il a également été décidé d’adopter le vaccin oral type 2, compte tenu de son efficacité et de sa sécurité face aux variants du poliovirus, en complément du vaccin VPI».
Ainsi, «tous les enfants relevant de la tranche d’âge ciblée sont concernés par l’ensemble des phases, sans exception, y compris ceux ayant déjà reçu les vaccins du calendrier vaccinal de routine».
«Le Ministère réitère que le vaccin est sûr et efficace, et que chaque dose est essentielle pour protéger la santé des enfants, interrompre la chaîne de transmission du virus et renforcer la sécurité sanitaire nationale», a précisé le même communiqué, avant de lancer un appel à l’ensemble des parents pour « participer massivement à cette campagne nationale, en se rendant à l’établissement de santé le plus proche ou à travers les équipes mobiles de vaccination durant les jours de la campagne, afin de préserver la santé de leurs enfants».
Le ministère a tenu à préciser, par ailleurs, que « l’organisation de cette campagne intervient suite à l’enregistrement de quelques cas du poliovirus variant de type 2 (VDPV2) dans certaines wilayas», soulignant que «cela ne remet nullement en cause le certificat attestant que l’Algérie est exempte du poliovirus sauvage depuis 2016».
En effet, si l’Algérie a officiellement éradiqué la poliomyélite en 2016, sachant qu’aucun cas n’a été enregistré depuis 1996, notamment en raison d’un taux de vaccination élevé, un cas a été signalé en 2022.
Une «réapparition» qui a poussé les autorités à redoubler d’efforts pour empêcher sa propagation.
A signaler, dans le même ordre, que des cas de gale ont également été signalés au niveau de «deux wilayas du Sud du pays», comme l’a indiqué le ministère de la Santé début novembre.
Si la situation semble «maîtrisée» jusque-là, les autorités veulent, à cet effet, prendre les dispositions nécessaires pour que ces cas restent «isolés».
Par : Elyas Abdelbaki






