Beaucoup d’algériens se sont plaints, sur les réseaux sociaux, des montants de la première tranche pour les logements du programme location-vente « AADL 3 », annoncés il y a quelques jours, les considérant élevés.
La CNEP-Banque a apporté une réponse, du moins à une partie des souscripteurs, en proposant un nouveau produit consistant en un crédit couvrant le total de l’apport personnel au logement avec un taux bonifié de 1%.
Un financement, indique la CNEP dans un communiqué, qui « s’adresse aux souscripteurs AADL salariés ou retraités, âgés de moins de 70 ans et disposant d’un revenu mensuel net compris entre 24.000 DA et six fois le SNMG, sur une durée maximale de 25 ans, et domiciliant leur salaire ou pension auprès de la CNEP-Banque », soulignant que « la libération des tranches de crédit s’effectue en fonction des ordres de versement ».
Un nouveau produit bancaire qui « traduit l’engagement de la CNEP-Banque à contribuer à l’accès au logement et à proposer des solutions financières adaptées aux besoins des Algériens dans le cadre du programme AADL », indique la banque publique dans son communiqué.
Pour rappel, le 15 décembre dernier, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Tarek Belaribi, a annoncé les montants de la première tranche pour les logements du programme location-vente « AADL 3 » de type F3 et F4.
Ainsi, il est de 343.000 DA pour le « F3 » et 431.500 DA pour le logement de type F4.
Un montant, a expliqué le ministre, qui « sera acquitté en deux versements », et payable « dans un délai de trois mois », et ce, « afin de faciliter aux souscripteurs les démarches et leur accorder le temps nécessaire pour finaliser le paiement dans de bonnes conditions ».
Mais, dès l’annonce de ces montants, plusieurs citoyens ont exprimé leur mécontentement affirmant qu’il leur serait difficile de mobiliser cette somme, d’autant que l’échéance entre un versement et un autre s’annonce courte.
Des députés sont même intervenus pour réclamer une révision du calendrier de paiement estimant que certaines catégories, parmi les souscripteurs, ne pourront pas mobiliser les sommes requises en un temps jugé court.
Par : Elyas Abdelbaki







