Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Microentreprises a été destinataire d’une lettre écrite du député, Seklouli Walid, en date 8 décembre, sur la situation délicate des jeunes promoteurs de la wilaya, bénéficiaires des dispositifs ANSEJ entre 2000 et 2010. Dans son courrier, le parlementaire situe sa démarche dans le cadre juridique consacré par la Constitution, la loi organique régissant le Parlement et le règlement intérieur de l’APN, rappelant ainsi le caractère institutionnel de son intervention.
À travers cette correspondance, le député met en lumière une catégorie de micro-entrepreneurs qui, malgré les difficultés accumulées au fil des années, ont respecté toutes leurs obligations légales, conservé leur matériel et maintenu leurs activités de manière continue. Il évoque en particulier les promoteurs actifs dans les services (cafés, vente de glaces, ou encore diverses activités de proximité) qui ont su perdurer grâce à la persévérance de leurs propriétaires.
Malgré cette résilience, ces jeunes entrepreneurs se retrouvent aujourd’hui dans une situation paradoxale. Ils ont réussi à maintenir leurs projets à flot pendant plus de deux décennies, mais ne disposent pas de moyens nécessaires pour les développer davantage. L’absence d’espaces supplémentaires, la hausse des coûts de fonctionnement et l’évolution rapide des exigences du marché freinent leur croissance, au point de menacer la viabilité de certaines de ces microentreprises.
Face à ce constat, Sekloui Walid interpelle le ministre sur plusieurs axes essentiels pour l’avenir de cette catégorie. Il lui demande si son département envisage de permettre l’extension des activités des anciens bénéficiaires de l’ANSEJ, notamment ceux ayant fait preuve de sérieux et de constance dans la gestion de leurs projets.
Il s’interroge aussi sur la possibilité d’intégrer ces promoteurs dans les nouveaux programmes d’aide et d’accompagnement lancés par le ministère, afin de leur offrir une chance de transformer leurs microentreprises en structures innovantes ou en start-up, à condition de réunir les critères requis.
Le député propose également d’étudier une coordination avec l’OPGI d’Annaba pour attribuer des locaux vacants ou non vendus à ces jeunes entrepreneurs, leur permettant ainsi de moderniser leurs activités, tout en créant de nouveaux emplois.
Il questionne, enfin, sur l’existence d’un plan gouvernemental visant à réintégrer les anciens projets ANSEJ dans le nouveau modèle économique national, afin de garantir leur continuité et de renforcer leur contribution à la valeur ajoutée locale. À travers cette démarche, le député rappelle que soutenir ces jeunes promoteurs, qui n’ont jamais abandonné leurs projets, représente un investissement durable pour l’économie de la wilaya et une opportunité de dynamiser l’emploi local.
Par : I.S








