Par : A.A
Des extensions illicites, des trottoirs et des espaces publics squattés par des commerçants et par des marchands ambulants et des déchets déversés dans l’indifférence totale, tel est le triste constat établi par les services concernés, au niveau de la nouvelle ville Ali Mendjeli. D’où l’explication de la création d’une nouvelle structure, à savoir une brigade de police spécialisée dans l’environnement et l’urbanisme, domiciliée à l’UV 14, et dont la mission principale est de veiller sur le respect des textes et des lois régissant ces secteurs, lit-on dans le communiqué de presse de la cellule de communication et des affaires publiques de la sûreté de wilaya. Triste est de constater que les habitants, dans différentes unités de voisinage, continuent de salir leur environnement immédiat et de contribuer, de ce fait, à la dégradation du cadre de vie. La protection de l’environnement est le cadet des soucis du citoyen algérien en général. C’est toute une ville qui a sombré dans une insalubrité totale. Et c’est le moins que l’on puisse dire à propos de l’état de déliquescence avancé de toutes les unités de voisinage, ou presque. Devant cet état de fait, l’idée d’une police de l’environnement était plus qu’indispensable. Une idée revendiquée, des années durant, par ceux qui s’accrochent toujours à l’environnement et à la culture écologique, en particulier, seul moyen peut-être pour remédier à une situation plus que désolante. Inqualifiable est certainement le comportement de certaines ménagères qui continuent, elles aussi, de jeter, du haut de leur balcon, leurs déchets, selon les témoignages des agents chargés des travaux d’entretien et d’assainissement. Une problématique qui devrait être le thème d’une étude en sociologie urbaine. Certains spécialistes n’hésitent pas, d’ailleurs, de qualifier l’Algérien, en général, de quelqu’un d’indiscipliné, en matière de civisme surtout. Une description qui demeure, à priori, juste en constatant, à titre indicatif, la saleté dans laquelle est plongée la ville d’Ali Mendjeli. Ainsi, pour redorer le blason terni de cette agglomération, il était nécessaire de créer une structure qui s’occupe effectivement des dépassements enregistrés dans ce registre précis. Quoique tardive, cette structure demeure d’une importance capitale dans l’application et le respect des lois régissant à la fois l’urbanisme et l’environnement, le parent pauvre des politiques de développement local, si politique il y a. Bref, les éléments de cette nouvelle brigade de police ont certainement du pain sur la planche.











