La municipalité d’Aïn M’lila traverse une nouvelle zone de turbulence. La séance délibérative programmée pour le 27 novembre 2025 n’a finalement pas pu se tenir, en raison d’un boycott quasi unanime de la part de la majorité des membres de l’Assemblée populaire communale (APC). L’absence de quorum a conduit à l’annulation pure et simple de la session, plongeant une fois de plus le Conseil dans l’impasse.
Cet épisode n’est pas sans rappeler le blocage institutionnel qui a paralysé l’APC il y a près de deux ans, une période durant laquelle plusieurs dossiers prioritaires ont été mis en veille, au détriment des citoyens. Aujourd’hui, la situation semble se répéter, ravivant les inquiétudes quant à la stabilité de la gouvernance locale et la continuité des services municipaux.
Selon plusieurs élus que nous avons contactés, ce boycott serait la conséquence de «transgressions répétées» imputées au président de l’APC. Ces derniers dénoncent des dépassements administratifs et des décisions jugées unilatérales, estimant que celles-ci nuisent au climat de travail au sein de l’Assemblée. Ils affirment avoir demandé l’intervention urgente du wali afin de restaurer un fonctionnement institutionnel normal et d’assurer un cadre sain aux délibérations communales.
Dans la ville, cette crise prolongée suscite un malaise palpable. Les habitants, qui suivent de près les développements de cette affaire, expriment leur mécontentement face à des services municipaux qu’ils jugent dégradés et à des projets dont l’avancement semble fortement ralenti. L’inquiétude grandit à mesure que la paralysie du Conseil se poursuit, laissant craindre un impact durable sur la gestion communale et sur la qualité de vie des administrés.
Soucieuse d’assurer l’équilibre de l’information et le droit de réponse, notre rédaction a tenté à plusieurs reprises de joindre le maire. Nos tentatives sont jusqu’ici restées vaines : l’élu demeure injoignable.
Cette situation de déliquescence institutionnelle pose de nombreuses questions : comment garantir la stabilité de la représentation locale ? Quel est aujourd’hui le degré d’engagement réel des élus envers les citoyens qu’ils représentent ? Et surtout, combien de temps encore Aïn M’lila pourra-t-elle supporter ces tensions internes avant que des mesures correctives ne soient prises ?
Autant d’interrogations qui restent, pour l’heure, sans réponse. Mais une chose est certaine : les habitants, eux, n’attendront pas indéfiniment.
Par : Hamoudi Chebout








