Plusieurs cités sont privées d’eau depuis plus d’une dizaine de jours, alors qu’on est en pleine période hivernale. Les travaux de réhabilitation du réseau d’AEP durent depuis une année, sans pour autant les achever jusqu’à ce jour. Les dernières pluies qui se sont abattues, ont transformé la ville d’Ain Beida en un véritable chantier : des chaussées dégradées, des trottoirs éventrés et des nids-de-poule empêchant les véhicules de circuler convenablement.
En plus de la boue, des cratères se sont formés au fil des déambulations des camions de l’entreprise chargée de cette opération, qui aurait pu être réalisée en été. La population et les transporteurs sont compétemment désabusés à cause de cette situation inacceptable.
Le travail réalisé par cette entreprise, faisant preuve de lenteur, et le manque de professionnalisme, est sévèrement critiqué par les riverains et beaucoup de citoyens à travers les réseaux sociaux. Aucun quartier, ni rues et ruelles, n’ont été épargnés par cette opération qui a dénaturé les beaux sites de la ville (voire la Zaouia, cité des 150 logts route de Khenchela, la cité El Haracta, la cité de l’Espérance, etc…).
Et dans cette atmosphère hivernale rude, les colporteurs d’eau imposent leur prix aux pauvres citoyens, cédant la citerne à 1.000 DA et parfois plus. Il est à noter que la capitale des Hracta a besoin d’un approvisionnement de 18.000 m3, justifiant cette perturbation par la mauvaise gestion de ce liquide vital.
Or, en dépit des réunions organisées par les pouvoirs publics au niveau de la wilaya, à savoir : le chef de l’Exécutif et tous les partenaires (Hydraulique, ADE, etc…), la soif persiste dans cette grande daïra de plus de 35.000 âmes, alors qu’on est à quelques semaines seulement du mois du Ramadhan.
La question qui persiste est de savoir comment faire pour s’alimenter en eau potable durant cette période de jeûne ? Et, est-ce que l’entreprise de réalisation va-t-elle achever les travaux selon le cahier des charges, sachant que les intempéries vont ralentir la cadence des travaux durant ces trois mois (janvier février et mars).
Par : Chaffai Chawki








