Les citoyens d’Aïn Beïda lancent un appel pressant au premier responsable de l’Exécutif local afin qu’il prenne en charge la revendication relative à la réouverture de l’ancien marché couvert de la ville, érigé en 1911. Cet espace commercial et historique a longtemps constitué le cœur économique d’Aïn Beïda et une source de subsistance pour des dizaines de familles.
Cependant, cette infrastructure emblématique, située en plein centre-ville, demeure fermée et laissée à l’abandon depuis plus de 37 ans, sans aucun entretien, ni travaux de rénovation. Aujourd’hui, le bâtiment n’est plus que l’ombre de lui-même, très loin de son rôle d’antan en tant que pôle d’activité commerciale et sociale.
Cette situation a favorisé la prolifération du commerce informel aux abords du marché, contraignant de nombreux citoyens à exercer leur activité sur les trottoirs et les voies publiques, souvent dans des conditions pénibles, notamment en période de froid et de pluie. Une réalité qui engendre de multiples répercussions négatives, tant sur la fluidité de la circulation que sur l’esthétique urbaine, le confort des riverains et, surtout, la dignité de ceux qui cherchent à gagner honnêtement leur pain quotidien.
Selon certaines sources locales, la fermeture prolongée du marché serait principalement due à un conflit persistant entre plusieurs parties concernées. Un différend qui, au fil des années, a bloqué toute initiative de réouverture, faisant des citoyens les premières victimes de cet enlisement. Face à cette situation, les habitants d’Aïn Beïda appellent le wali à intervenir d’urgence afin de mettre un terme à ce blocage.
Ils plaident également pour la réunion de l’ensemble des parties prenantes, au-delà de leurs divergences, dans l’objectif de parvenir à une solution pratique et réaliste permettant la réhabilitation et la réouverture de ce marché historique, considéré comme un véritable levier économique pour la ville.
La remise en service de cet espace commercial constituerait non seulement un hommage à la mémoire et à l’histoire d’Aïn Beïda, mais aussi une réponse concrète au commerce anarchique. Elle représenterait, par ailleurs, une mesure à forte portée sociale et humaine, offrant aux commerçants des conditions de travail organisées, décentes et respectueuses de leur dignité, au bénéfice de la ville et de l’ensemble de ses habitants.
La réouverture du marché serait non seulement une reconnaissance de son histoire, mais aussi une solution radicale au commerce chaotique et une mesure humanitaire qui permettrait aux gens de travailler dans des conditions organisées et dignes, au service de la ville et de ses habitants.
Par : Hamoudi Chebout






