Cette affaire, qui a suscité un vif intérêt de l’opinion publique, porte sur des faits présumés liés à la corruption, à la gestion douteuse et à des pratiques illégales dans le secteur industriel et économique.
Le tribunal du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a rendu, hier, son verdict dans l’affaire dite « Nono Manita ». Plusieurs hauts responsables et opérateurs économiques ont été condamnés, dont l’ancien ministre de l’Industrie Ali Aoun, immédiatement placé en détention. Après plusieurs mois d’instruction et d’audiences, le pôle pénal près le tribunal de Sidi M’hamed a tranché dans le dossier impliquant l’homme d’affaires Abdelmoula Abdelnour, connu sous le surnom de «Nono Manita ».
Cette affaire, qui a suscité un vif intérêt de l’opinion publique, porte sur des faits présumés liés à la corruption, à la gestion douteuse et à des pratiques illégales dans le secteur industriel et économique. Parmi les principaux accusés figure l’ancien ministre de l’Industrie, Ali Aoun. Le tribunal l’a condamné, au terme des plaidoiries, à 5 ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars. Fait marquant : le mandat de dépôt a été prononcé à l’audience, induisant son incarcération immédiate.
Considéré comme l’acteur central de l’affaire, l’homme d’affaires Abdelmoula Abdelnour, a été condamné à 10 ans de prison ferme et à une amende d’un million de dinars. Une peine lourde qui reflète, selon les observateurs, la gravité des faits retenus contre lui. Le tribunal a également prononcé des peines à l’encontre de plusieurs responsables d’entreprises publiques et privées.
Charaf Eddine Amara acquitté
Ainsi, Boulaioun Karim, PDG du complexe sidérurgique d’El Hadjar a écopé de 3 ans de prison et 1 million de dinars d’amende, tandis que Salhi Noureddine, directeur général de l’Entreprise nationale de fonderie « Fondal » a été condamné à 3 ans de prison et 1 million de dinars.
Aussi, Cherfaoui Mohamed, opérateur économique a écopé 5 ans de prison et 1 million de dinars, Abdelhalim, président du club équestre Koala (5 ans de prison et 1 million de dinars) et Bougtaia Sami, investisseur (10 ans de prison et 1 million de dinars). Par ailleurs, Mehdi Aoun, fils de l’ancien ministre, a été condamné à 6 ans de prison et à une amende de 200 000 dinars.
Dans ce dossier complexe, la justice a également prononcé plusieurs relaxes. C’est le cas de Charaf Eddine Amara, ancien PDG du groupe Madar, qui a été acquitté. Notons que ce verdict s’inscrit dans le cadre de la politique de lutte contre la corruption économique en Algérie, visant à renforcer la transparence et la bonne gouvernance dans les institutions publiques et le secteur privé. L’affaire « Nono Manita » illustre, selon des observateurs, la volonté des autorités judiciaires de traiter des dossiers impliquant des personnalités de haut rang, tout en envoyant un signal fort quant à l’application de la loi.
Par : Akram Ouadah







