Par : Amar Ait Bara
C’est devenu une mode. Les fêtes de mariage sont parfois synonymes de tristesse et de malheur. En effet, aujourd’hui les parents des mariés accompagnent souvent les époux aux hôtels pour la nuit de noces, mais après ce sont les tragédies des accidents, au retour des accompagnateurs, qui surviennent après chaque cortège nuptial. Chaque week-end, des fêtes de mariage sont enregistrées et des cortèges nuptiaux accompagnent les époux à l’hôtel. Certains se terminent en apothéose, alors que d’autres finissent par des décès. D’ailleurs, avant-hier, 6 accompagnateurs ont été victimes d’accidents de la circulation après l’accompagnement des époux à un hôtel pour célébrer leur nuit de noces. Un véhicule a heurté de plein fouet la barre de soutien du pont de Lalla Khroufa, du côté de Boukhadra où trois personnes sont décédées ce dimanche. Non loin de là, au niveau de la route de Kherraza, un autre véhicule s’est renversé sur la route nationale 44, trois autres victimes ont connu le même sort, pour ne citer que ceux-là. D’autres accidents similaires ont eu lieu dans les mêmes conditions et les mêmes circonstances et ils sont comptabilisés par centaines. Les services sécuritaires ont conclu que ce sont des accidents de la circulation dont les causes principales sont l’excès de vitesse. L’incivisme des uns et des autres a endeuillé de nombreuses familles qui pleurent encore leurs proches. Le bonheur s’est transformé en malheur et en deuil, ceci est tragique. Force est de constater que, chaque jour, les conducteurs de véhicules ou de motos s’exhibent en mettant leurs vies et celles des autres en danger dans des cortèges de mariage. Il n’est pas interdit de montrer sa joie par des jets de fumigènes et de klaxons, mais pas en faisant de la vitesse de cette manière en s’exposant au danger. Du côté de la côte bônoise, de la plage des Caroubiers jusqu’à celle de Vivier, en passant par toutes les plages, il est constaté que des fêtards se suivent, mais personne ne respecte le code de la route, mais bien au contraire, ils bloquent la circulation. La maitrise de soi est de mise et le civisme et le bon sens doivent être au menu pour éviter des catastrophes et pour ne pas que le bonheur devienne un malheur, suivi d’un mauvais souvenir qui restera gravé à jamais dans la mémoire de tous. Aujourd’hui, devant l’ampleur de ce phénomène, il faut trouver les solutions et pourquoi pas, jusqu’à interdire ce genre de comportement qui nuit à tous.










