En cette veille de rentrée sociale, la situation du secteur des Transports dans la wilaya d’Annaba est désastreuse. La direction en charge de ce secteur, malgré les décisions prises, ces derniers jours, pour renforcer certaines lignes vers notamment les nouveaux pôles urbains, la situation des transports publics reste pour le moins que l’on puisse dire anarchique. Un secteur longtemps livré à lui-même.
La wilaya d’Annaba est connue pour disposer d’un parc roulant des plus saturés avec quelque 400 bus et 3.500 taxis. Ce qui a pour conséquence une circulation automobile des plus infernales qui est le dur quotidien des usagers. Alors que le très attendu plan de circulation peine à voir le jour. Des études ont été réalisées, mais l’accomplissement des travaux nécessaires se fait toujours attendre.
La wilaya d’Annaba n’arrive pas à se hisser au rang des plus importantes villes du pays dans le domaine des Transports par des projets structurants, à maintes reprises revendiquées par le citoyen annabi. La réalisation du tramway reste le projet le plus désiré. Une revendication des plus légitimes. C’est un projet gelé depuis une décennie pour des raisons économiques qui devrait être remis au goût du jour. Ces derniers mois, les prémices de son dégel sont d’actualité. Et cela bien que l’usine Cital de l’assemblage des rames de tramways soit implantée sur son territoire, c’est là tout le paradoxe.
Pour ce qui est des infrastructures existantes, elles sont en état de délabrement très avancé. Les stations Kouche Nour Eddine et Souidani Boudjemaâ n’ont pas fière allure. Implantées en plein centre-ville, elles attendent leur hypothétique rénovation qui est prévue depuis plus d’une année. Des infrastructures qui ressemblent à un véritable dépotoir avec une insalubrité repoussante. Dans ce genre de stations, on retrouve un parc roulant d’une vétusté criarde, de vieux tacots, des épaves
roulantes où le citoyen est fortement malmené. Une ambiance de
désordre règne et la réglementation qui régit la profession est
renvoyée aux calendes grecques, alors que les services de contrôle
sont totalement défaillants.
Sans parler de la corporation des chauffeurs de taxis qui vit un malaise sans précédent. Elle n’a pas cessé de crier à une concurrence «déloyale» de tous bords. Notamment, des «clandestins» qui sont de plus en plus nombreux et exercent parfois dans l’inter-wilayas sans être nullement inquiétés. Ces derniers ont improvisé des stations en plein centre-ville. Tandis que la population du village montagneux de Séraidi subit toujours le diktat des chauffeurs de fourgons, en attendant toujours la remise en service de leur téléphérique, à l’arrêt depuis janvier 2019 suite à des intempéries. Sa remise en service est prévue, selon certains officiels,
pour le 1er novembre 2024.
Ainsi, le secteur des Transports dans la wilaya d’Annaba est à la traîne et c’est aux pouvoirs publics d’y mettre de l’ordre et un holà à cette anarchie qui n’a que trop duré. Aux pouvoirs publics d’engager de sérieux débats autour d’un dossier aussi lourd que celui des transports.
Par : A.Ighil












