Par : Hamid Daoui
La situation des couches populaires se dégrade de jour en jour en cette rentrée sociale pénible pour les nombreux ménages à faible revenus, en particulier les employés précaires de la mairie d’El-Khroub. Mêmes les couches moyennes de fonctionnaires et autres salariés ont vu leur pouvoir d’achat laminé par l’envolée des prix de large consommation et la cherté des fournitures scolaires. La spéculation effrénée sur certains produits alimentaires de base a atteint des proportions insupportables pour les maigres salaires stationnaires au même titre que les allocations et pensions de retraites qui n’ont pas été revalorisées cette année.
C’est ainsi que les employés de la commune se bousculent dans des filles indiennes autour et à l’intérieur du siège de la mairie dans l’espoir de bénéficier « gratuitement » de la distribution des fournitures scolaires du fond des œuvres sociales gérées par leur syndicat.
Pour les travailleurs ayant des enfants scolarisés à leurs charges, il s’agit d’une opportunité pour couvrir un minimum des dépenses onéreuses des trousseaux des élèves inscrits dans les établissements éducatifs et faire combler de joie leurs enfants qui rejoignent l’école pour la première fois aujourd’hui. Une économie de quelques sous qui ne suffit pas alors que l’achat des livres scolaires pointe à l’horizon sans omettre les dépenses courantes engagées durant toute l’année des études.
La recherche des prix modiques des denrées alimentaires de base, qui font les plats des familles pauvres et démunies, est devenue un marathon pour les chefs de ménages qui affluent vers la coopératives des céréales et des légumes secs (CCLS), située au centre-ville ou l’on constate à longueur de journée, des femmes et des hommes adossés au mur dans des chaines à l’effet de s’approvisionner en lentilles, pois-chiches et riz à bas prix. Ces prix ont pris des ailes au même titre que le poulet, avec toutefois l’absence des haricots secs dans ce vaste hangar de stockage des blés autrefois, désaffecté depuis et transformé en point de vente public, lugubre et dépourvu de commodités indispensables à l’étalage de des produits !
Pour les employés des services communaux, survivants dans la précarité frisant le seuil de la pauvreté absolue, ils s’empressent toujours derrière toutes les opportunités qui se présentent, y compris le couffin de ramadhan et certaines catégories professionnelles sans qualification s’investissent pendant leur débauche de fin de travail ou encore les jours de récupérations et autres journées fériées de « repos légal », pour exercer un job à temps partiel chez des particuliers privés afin de joindre difficilement les deux bouts. Une vie de misère et d’indignités pour ces laissés-pour-compte, dans un système prédateur qui marginalise les employés de ces institutions publiques !









