Par : Hamid Baali
Cet été est particulièrement éprouvant au niveau de la wilaya de Guelma qui a enregistré des températures insoutenables puisque le mercure a grimpé à 47 °C à l’ombre, pendant une quinzaine de jours ! Cette canicule digne des régions désertiques a pénalisé la qualité de vie de la population guelmoise qui avait été confrontée à de nombreux incendies dont les retombées sont apocalyptiques, car l’atmosphère était enveloppée de nuages noirs de fumée et l’air brûlant était irrespirable ! D’aucuns souffraient le martyre car la pandémie de Covid-19 avait bousculé le cadre de vie des autochtones astreints à un confinement sanitaire, à un couvre-feu nocturne et à un enfermement démoralisant et surtout stressant. L’ accès des plages et des piscines est strictement interdit pour juguler les contaminations de ce virus impitoyable qui a endeuillé tant de familles et, comble de malheur, tous les jets d’eau de la ville sont à l’arrêt depuis des années ! Faute de fraîcheur à même d’atténuer ces grosses chaleurs, les gens préfèrent rester chez eux et profiter de la climatisation qui fonctionne sans discontinuer.
De nombreux citoyens ont enduré des moments pénibles car des pannes d’électricité et des délestages ont été relevés à travers l’ensemble des communes de la wilaya de Guelma et ont occasionné des pannes au niveau des climatiseurs. Dans ce contexte, Ammi Salah, un sexagénaire, nous raconte ses déboires : ” C’était infernal ! Notre appartement était surchauffé, une véritable chaudière, car mon climatiseur 12.000 BTU s’était arrêté de fonctionner subitement. Le disjoncteur avait ” sauté ” et refusait de se remettre en marche ! A la faveur de prouesses, j’avais réussi à convaincre un réparateur de se déplacer chez moi. Diagnostic : le compresseur, pièce maîtresse du climatiseur, est grillé ! Le coût d’une autre unité est de l’ordre de 25.000 dinars ! Imaginez ma détresse car je suis un modeste retraité de l’administration ! “.
D’autres citoyens saisissent l’opportunité de notre journal pour nous narrer leurs déboires. L’un d’eux s’estime heureux car seul le condensateur jugé défectueux a été remplacé et il a fallu débourser 2.000 dinars au réparateur qui a simplement remplacé cette pièce. Un père de famille nous assure que son disjoncteur qui ne supportait plus la consommation électrique a été remplacé. D’autre part, les artisans du froid très sollicités, n’hésitent pas à saler leurs honoraires, car c’est la période propice pour se sucrer ! Une simple recharge de gaz au niveau de l’unité revient à 5.000 dinars ! Décidément, l’entretien d’un climatiseur coûte les yeux de la tête, car ce dernier est devenu indispensable dans les foyers. Certains disposent de deux ou trois climatiseurs, notamment ceux qui habitent au dernier étage et qui pâtissent de la chaleur diffusée par la dalle de béton!










