Par : Amar Ait Bara
C’est la grogne des prétendants aux 100 magasins entrant dans le cadre du programme du président de la République dont le premier accusé, pointé du doigt demeure le responsable de la confection de ces listes, à savoir le responsable de la délégation de secteur 3 d’Annaba. En effet, ces magasins qui sont situés à la Plaine Ouest, dont 50 à la cité du 8 mars et les 50 autres au niveau de Hai el Abtal. Certains des demandeurs qui ont déposé des dossiers ont saisi le wali à travers des lettres de dénonciation. Dans ces mêmes colonnes, nous avons relaté l’état déplorable dans lequel se trouvent ces derniers ; ils sont sales et abandonnés, ils sont devenus des lieux de beuverie des délinquants et ce problème traîne depuis leur construction en 2011. Ainsi, le wali, saisi de ce dossier, a instruit le P/APC d’Annaba d’établir la liste des personnes prétendantes à ces locaux et la délégation de secteur 3 a été chargée de la confection de cette liste. Cependant, le premier responsable de la wilaya avait instruit les responsables municipaux à donner la priorité aux entreprises des Start up et aux jeunes bénéficiers des dispositifs de l’ANADE, de l’ANGEM…etc. Cependant, aucun des responsables communaux de la délégation n’a respecté les instructions et les consignes du wali et ceci a provoqué la grogne de ces catégories socio-professionnelles qui dénoncent ces abus. Ces magasins figuraient dans le programme de l’ancien président de la République déchu, Bouteflika, destinés à aider les jeunes chômeurs et de nombreuses communes à l’échelle nationale ont bénéficié de ce type de magasins. De nombreux jeunes mécontents et dans le besoin, pour qui, en principe, ce programme était destiné avaient saisi le wali pour dénoncer la manière inéquitable dans laquelle s’est déroulée la distribution et les services sécuritaires ont été également saisis du dossier pour déterminer les tenants et aboutissants de cette dérive et surtout mettre hors d’état de nuire les responsables de cet état de faits. Ainsi, les dénonciations fusent de partout et le wali, le président de l’APC et les services sécuritaires ont été tous destinataires d’un courrier faisant état des conditions opaques dans lesquelles s’est déroulée la distribution de ces magasins.
« Ces locaux devraient être attribués à des personnes nécessiteuses et méritantes et non à des commerçants et des fonctionnaires » avancent-ils. Pourtant, le wali d’Annaba avait instruit les services communaux de la délégation 3 Saf Saf, en insistant pour donner la priorité dans les attributions aux jeunes entrepreneurs de l’ANADE, CNAC, start-up afin de les accompagner et les aider. Sauf que ce n’était pas le cas, personne n’a respecté les instructions du wali et la liste le démontre clairement où des pots de vins, selon certains jeunes demandeurs, ont été versés pour l’acquisition de ces magasins. Les exclus de cette liste interpellent le wali afin d’instruire le premier responsable de la délégation 3 pour afficher les listes des bénéficiaires en toute transparence. Cependant, certaines personnes lésées préconisent mieux, à savoir affecter directement ces locaux au profit de l’ANADE ou encore la CNAC qui se chargeront de la distribution à partir des dossiers disponibles à leurs niveaux puisque ces derniers ont été conçus exceptionnellement pour eux. Dans le même contexte au niveau de la cité du 8 mars, les habitants de ce quartier dénoncent l’absence de l’éclairage public au niveau du rondpoint en hauteur et en bas de la trémie située au niveau de ce même quartier. Pourtant, selon ces mêmes riverains, deux projets distincts avec budgets dégagés et des enveloppes ont été débloquées par deux fois pour éradiquer ce problème resté en stand by.










