Farida Benmahmoud, doyenne des arts plastiques à Constantine, a été honorée samedi dernier à la galerie Dar Bladi d’El Khroub, à Constantine. Une quinzaine de ses tableaux, la projection d’un entretien filmé et plusieurs témoignages ont retracé le parcours d’une artiste qui a fait du patrimoine vestimentaire algérien l’un des fils conducteurs de son œuvre.
Depuis sa première exposition en 2000, la plasticienne a présenté ses créations dans plusieurs villes du pays ainsi qu’à Toulouse. Ses premières toiles ont exploré les costumes traditionnels, leurs ornements, leurs usages et les croyances qui leur sont associées. Fascinée par la richesse de cet héritage, elle s’est notamment intéressée aux influences méditerranéennes et andalouses, ainsi qu’à la portée symbolique de la gandoura constantinoise. Bijoux et motifs anciens occupent également une place importante dans cette œuvre qui compte une centaine de tableaux.
Au fil des années, sa peinture a pris de nouvelles directions, évoluant du figuratif vers le semi-figuratif avant d’aborder des thèmes mystiques. La matière, les formes et les jeux de lumière sont devenus autant de terrains d’exploration pour une artiste qui considère la création comme une recherche permanente.
L’hommage organisé à Constantine a réuni plusieurs générations autour de son travail. Pour certains, il s’agissait de retrouver une œuvre familière ; pour d’autres, de découvrir un parcours marqué par la transmission du patrimoine et le renouvellement de l’expression picturale. La rencontre s’est achevée sur un intermède musical mystique, en résonance avec l’une des dimensions de son univers artistique.
Par : A.D








