L’importation de véhicules pour les opérateurs privés devra basculer vers le port de Djen Djen d’ici le 31 décembre 2026, conformément aux orientations présidentielles.
Dans le cadre de la restructuration globale de la carte portuaire nationale, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Saayoud, a arrêté une série d’instructions fermes.
La mesure phare concerne le transfert de l’activité d’importation de véhicules destinée aux concessionnaires et opérateurs privés depuis le port de Mostaganem vers celui de Djen Djen (Jijel), fixé au plus tard pour le 31 décembre 2026. Parallèlement, le reste des opérations d’importation des opérateurs privés sera redistribué à travers les autres infrastructures portuaires du pays, garantissant la réservation exclusive de la plateforme de Mostaganem aux besoins des entreprises et institutions publiques.
Ces directives ont été formulées lors d’une réunion de suivi présidée par le ministre au Palais du Gouvernement. Cette rencontre, tenue en présence des cadres et responsables directement engagés dans le dossier, s’inscrit dans le prolongement de la mise en œuvre des décisions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, axées sur la spécialisation et la réorganisation méthodique des ports algériens.
Ce conclave gouvernemental fait suite à la visite de travail effectuée par le ministre au port de Mostaganem le 14 septembre dernier. À cette occasion, une réunion de la commission intersectorielle conjointe avait planché sur la définition des mécanismes logistiques nécessaires au redéploiement des flux commerciaux vers les autres ports du pays, selon les précisions fournies par le communiqué du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports.
La décision d’isoler les flux privés des terminaux de Mostaganem répond à une vision globale de modularité et de spécialisation du réseau maritime national. Selon les autorités ministérielles, cette réorganisation constitue une première étape visant à refondre le système portuaire sur des critères d’efficience et de complémentarité. Il s’agit d’optimiser l’utilisation des installations existantes, d’élever les rendements opérationnels et d’offrir des prestations portuaires plus fluides.
Pour rappel, la spécialisation du port de Mostaganem aux seules opérations d’importation du secteur public avait été arrêtée par le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, lors d’une séance de travail consacrée à la relance de l’investissement et au fonctionnement du Guichet unique.
Cette redistribution des rôles entre Djen Djen, Mostaganem et les autres plateformes du littoral vise à résorber les engorgements récurrents, à rationaliser le passage de la marchandise et à doter le pays d’un outil logistique maritime structuré face aux exigences des échanges commerciaux régionaux.
Par : Amina A.











