574 hectares de foncier économique sont désormais disponibles après la récupération de terrains restés immobilisés par des projets non réalisés. L’opération concerne 209 hectares liés à Sider El Hadjar et 365 hectares dans la zone industrielle de Berrahal.
À Berrahal, la plus grande partie des terrains récupérés, soit 302 hectares, avait été destinée à un projet de complexe sidérurgique qui n’a pas abouti. À El Hadjar, les procédures permettant de récupérer les 209 hectares ont été finalisées. La disponibilité de ces réserves intéresse déjà des entreprises étrangères, notamment pour des projets dans la sidérurgie.
Cette libération du foncier doit permettre de remettre sur le marché des terrains qui ne pouvaient plus accueillir de nouveaux investisseurs. Trente-neuf réserves foncières industrielles ont ainsi été transférées à l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (Aapi), chargée de les proposer via sa plateforme nationale.
Le mouvement dépasse toutefois les seules grandes emprises industrielles. Sur la zone d’Aïn Essayed, plusieurs investissements sont annoncés, avec notamment une unité de transformation des fruits et légumes sur 13 380 m² et une unité de production de produits de chimie minérale sur 6 003 m². D’autres projets portent sur les fils électriques, l’électroménager, la transformation du bois et la fabrication de cuisines équipées.
Le portefeuille comprend également des investissements dans les services et le tourisme. Quatre concessions sont destinées à des restaurants, une résidence hôtelière, un centre de loisirs et de divertissement ainsi que des établissements hôteliers classés quatre et cinq étoiles. Un centre commercial est également prévu.
Plus d’une vingtaine de projets doivent prochainement atteindre l’étape du permis de construire. Des visites de terrain sont menées pour suivre les opérations engagées et identifier les contraintes susceptibles d’en ralentir la réalisation.
À Berrahal, le matériel saisi dans le dossier du projet sidérurgique a par ailleurs été transféré à Sider El Hadjar, en application de décisions judiciaires définitives.
La gestion du foncier économique relève désormais de l’Aapi, par délégation de l’État. Les concessions sont attribuées de gré à gré et peuvent être converties en cession après réalisation du projet, obtention du certificat de conformité et entrée effective en exploitation.
Cette réorganisation s’étend aussi aux petites zones d’activité. Deux sites sont déjà aménagés à Séraïdi et Sidi Salem. Sept autres ont été retenus à Berrahal, Aïn El Berda, Chetaïbi, El Hadjar, Sidi Amar, El Bouni et Draâ Errich. Ils doivent notamment accueillir des PME dans la transformation, la logistique, la maintenance et la sous-traitance.
Le foncier disponible ne constitue toutefois qu’un préalable. L’enjeu sera désormais de voir ces terrains se transformer en chantiers, puis en unités opérationnelles et en emplois.
Par : J Seghir











