Premières conclusions de l’édition 2026 de l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) : l’Algérie est considérée comme l’un des pays africains ayant connu les plus fortes améliorations dans la lutte contre la corruption. Le pays est classé sous la rubrique «Increasing Improvement» (amélioration en progression), qui regroupe les pays dont les résultats en la matière continuent de s’améliorer rapidement.
L’IIAG, réalisé par la Fondation Mo Ibrahim, une ONG basée en Angleterre, fait partie des références citées et sur lesquels s’appuie entre autres l’Union africaine (UA) ou la Banque africaine de développement (BAD). Ces conclusions préliminaires ont été publiées le 8 juillet dernier.
L’analyse, qui porte sur la décennie 2016-2025, montre que la lutte contre la corruption en Afrique a connu une évolution en dents de scie. Si la note moyenne continentale connaît une tendance légèrement positive sur dix ans, cette amélioration interprète une trajectoire plus complexe, qui fait état d’un déclin jusqu’en 2020 suivi d’une reprise continue ces dernières années.
La Fondation signale que l’avancement est encore inégal. Vingt-six pays africains, dont l’Algérie, ont amélioré leurs résultats, et ils représentent une part de 41,2 % de la population africaine. En revanche, 28 d’entre eux, qui réunissent presque 60 % des habitants du continent, ont vu leurs résultats se dégrader.
Sur l’une des cartes qui accompagnent le rapport, l’Algérie se trouve au même niveau que quelques rares pays dans la catégorie la plus élevée en termes d’évolution.
Une classification qui reflète la vitesse à laquelle les pays ont avancé dans plusieurs aspects liés à la gouvernance, la transparence, la responsabilité institutionnelle et le contrôle des activités liées à la corruption.
Le rapport met en exergue le fait que le Rwanda et les Seychelles partagent la tête du classement continental, et que ces dernières ont connu la meilleure progression sur la période analysée.
Au-delà des classements concernés par le pays, cette analyse considère également les tendances régionales, les changements aux niveaux des six indicateurs liés au pilier « Anticorruption », ainsi que des États ayant connu des coups d’État survenus depuis 2020. Il s’agit d’une publication préliminaire avant la sortie de la version intégrale de l’Indice Ibrahim 2026.
Pour l’Algérie, ces résultats soulignent une trajectoire considérée comme positive par la Fondation Mo Ibrahim qui relève une amélioration constante des indicateurs de lutte contre la corruption durant les années passées, contrairement à la tendance observée dans beaucoup de pays africains.
Et si les indicateurs concernant l’Algérie se sont améliorés ces dernières années, c’est probablement en raison du renforcement de l’arsenal juridique en matière de lutte contre la corruption parallèlement aux nombreux procès ouverts pour des dossiers liés à la corruption.
Par : Elyas Abdelbaki











